Dresscode, comment ma tenue parle de moi…


ImageComment s’habiller un jour de semaine ordinaire, alors que nous nous préparons à notre prochain entretien « réseau » ? Comment se préparer au mieux si celui-ci devait devenir un entretien de recrutement ? Cette question anodine ne l’est pas. Si « l’habit ne fait pas le moine » dit l’adage, il permet néanmoins de vous faire entrer au monastère.

La forme précède le fond: c’est aussi vrai dans le langage que dans notre façon de nous habiller. Si je dis mal ce que je fais bien, il y a de forte chances que mon interlocuteur pense que je le fais mal. Si je n’ai pas une apparence vestimentaire appropriée à la situation c’est la même chose. C’est la dure réalité du regard des autres.

Alors comment rester moi-même tout en veillant aux codes ? Dois-je m’adapter en permanence au risque de ne plus être perçu tel que je suis ? J’ai interviewé Olivia Portaud, Coach et formatrice en image professionnelle à ce sujet afin qu’elle partage quelques conseils pratiques.

« Vous ne pourrez empêcher votre interlocuteur de penser que sa première impression est souvent la bonne, surtout si elle est mauvaise. Montrer que l’on a intégré les codes d’un milieu professionnel, ne suffit pas » indique Olivia Portaud, qui s’insurge contre les pratiques de « relooking » qui peuvent parfois oublier la personne que vous êtes.

OP: « Ce qui rend votre look inspirant, c’est sa cohérence ; c’est l’expression de votre personnalité propre et l’intégration des codes en usage dans votre milieu d’appartenance ».

SL: « Si je comprend bien, c’est un peu la même chose qu’avec le langage. Les mots que vous employez pour décrire qui vous êtes ou votre projet se travaillent, lorsque vous êtes en démarche réseau pour trouver votre emploi. Ils sont d’autant plus inspirants qu’ils reflètent votre vraie personnalité tout en étant « recevables » par le milieu auquel vous vous adressez. »

OP: « Tout à fait, et les similitudes entre nos vêtements et le langage ne s’arrêtent pas là. Vos vêtements parlent de vous, vous racontent et décrivent pour qui observe bien, la personne que vous êtes. Autant prendre conscience de ce que je dégage pour être certaine que je reste cohérente avec mon intention. »

SL: « Y a-t-il un exemple concret, de vêtement ou d’accessoire sur lequel un homme ou une femme peut porter attention afin de rendre son image cohérente ? »

OP: « Certainement, vos  accessoires révèlent  des signes lisibles par les recruteurs, alors autant les connaître pour les maîtriser…
Pour les femmes, prenons le cas de notre sac à main.sac carré
Un sac de forme « CARRE » est à privilégier si vous voulez montrer votre aptitude à l’organisation. Si c’est bien ce qui vous caractérise, vous faites certainement le bon choix en adoptant cette forme.

Un sac de forme « RONDE » montre votre mental tourné vers l’affectif.

SL: « Et pour les hommes ? »

OP: « Pour les messieurs, l’attention portée au choix des chaussures est un incontournable. Au-delà des recommandations « basiques » sur l’entretien et l’aspect (cirées, aspect des lacets…), la forme de la chaussure va révéler une part de votre état d’esprit. Une chaussure plus allongée, à bout plutôt pointu signale le mouvement ou l’élan de la personne. Si vous êtes plutôt réservé et introverti, les chaussures à bouts plus arrondis vous conviendront davantage. Encore une fois si les usages veulent que vos chaussures soient « noires » dans votre milieu, le choix de la forme va vous permettre de respecter votre personnalité en cohérence avec votre milieu. »

Ce que j’aime dans ces observations d’Olivia, c’est qu’il n’y a pas « une seule et unique bonne façon » de s’habiller. Il s’agit bien d’adopter les codes en respectant notre personnalité.

C’est assez similaire, en ce qui concerne notre manière de nous exprimer !
Combien de candidats ai-je vu réciter leur canevas d’entretien en s’interrogeant si c’était bien ce que j’attendais ? N’abandonnez-pas qui vous êtes pour « coller » à ce que vous imaginez que l’on attend de vous ! Bien sûr que votre milieu professionnel utilise des mots qu’il convient de connaître. Pour autant, en exprimant vos aspirations ou ce qui motive vos projets, vous vous donnez davantage de chances de réussir votre entretien.
Stéphane Loiret – Juin 2015

Et pour aller plus loin…

Vous voulez faire de votre choix vestimentaire un allié efficace de votre communication ?
Si cela vous intéresse, Olivia propose le 18/07/2015 un atelier à Paris sur une journées dédié à votre image professionnelle : faire de votre code vestimentaire un allié efficace de votre communication.

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Le meilleur présent du présent


cave-a-vinAvertissement: Cet article ne se veut nullement une incitation à l’alcoolisme. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. 

Maxime

Maxime est un spécialiste de l’organisation. C’est même un gourou dans son domaine, « l’efficacité professionnelle ». Ce soir il a décidé de s’arrêter de travailler plus tôt. Il a une bonne raison pour cela. Nous sommes réunis en cette soirée d’Octobre, pour un simple pot entre quelques amis. Nous célébrons la naissance de sa société matérialisée par la réception de son Kbis. Sa société c’est en même temps la concrétisation d’un rêve longtemps repoussé et copieusement réfléchi.

Il affiche le sourire gourmand de celui qui s’apprête à célébrer un moment exceptionnel. « C’est ma meilleure bouteille ! » nous dit-il en tendant, un peu ému, son trophée.

Certes, Maxime a conscience qu’il reste encore beaucoup à accomplir pour faire de ce rêve une réalité probante. Il reste à trouver des clients, faire rentrer des ressources, déployer l’activité. Oui, c’est vrai…

La bonne occasion

Maxime fait partie des personnes qui ont tout au long de leurs vies professionnelles, ont été focalisées sur la performance et notamment sur ce qui « reste à faire ». Sans remettre en cause les mérites de la « TO DO LIST », Maxime est pourtant décidé à changer de perspective. Aujourd’hui, un nouveau pas a été accompli et une nouvelle étape atteinte sur son chemin de vie. Il prend délibérément le temps de s’arrêter pour célébrer cet instant précieux.

Ce qui m’a frappé c’est de mesurer que la générosité de son geste n’était pas liée à l’image qu’il voulait donner. Non, c’était authentiquement de la joie qui s’exprimait. Donner le meilleur de ce qui est disponible parce que le présent est là pour l’accueillir.

Je pensais en moi-même: « et moi, combien de fois ai-je repoussé l’occasion d’ouvrir ma meilleure bouteille ? » Sans s’en douter, Maxime m’a permis une prise de conscience qui sonnait comme une évidence. Pourquoi me suis-je retenu alors qu’une fois ouverte cette « meilleure bouteille », il resterait la meilleure dans celles qui restent disponibles.

N’est ce pas pareil pour notre temps?

Et si je suis avec des personnes avec lesquelles je n’aimerais pas partager ce que j’ai de meilleur, quel sens de les accueillir ? Le meilleur de nous n’est pas toujours dans la « meilleure bouteille » ou le plus joli cadeau.
Le meilleur de nous est souvent plus proche que nous n’imaginons. Dans la qualité de notre présence, la densité de notre écoute, l’ouverture disponible à l’autre.

C’est un présent précieux que celui de notre temps présent. J’y pense à chaque fois que je rencontre une nouvelle personne. Cela a changé ma gestion des priorités. J’ai ajouté à ma gestion du temps, du temps « dense ».

Il me sert à accueillir les moments de célébration que je sacrifiais pour d’autres choses à faire. « Pas le temps de s’arrêter là ! » me disait ma petite voix intérieure pour la part de moi empressée d’accomplir et de réaliser mille choses. Je note ces « kifs » de la journée sur un petit carnet et me relie aux moments qui ont nourri cette nouvelle journée, à la manière de Florence Servan-Schreiber.

Je me suis rendu compte que prendre ce moment d’attention pour moi, me rendait infiniment plus disponible dans ma relation à l’autre.
A l’inverse, dès que je négligeais cette « routine », alors venait  s’exprimer la part de moi qui « veut être efficace coûte que coûte » avec force.
Je perdais de l’énergie et de la qualité d’accueil pour écouter et être présent à l’autre.

Et si prendre soin de soi, constituait une bonne façon de faire du bien autour de soi ?

Stéphane Loiret – Déc 2013

« Le travail rend-il malheureux? »


Le travail rend-il malheureux?Cette question m’a été posé à quelques jours d’intervalles par 2 cadres et dirigeants. Au moment où la situation économique en Europe est telle que les personnes sans emploi se comptent par millions, la question peut sembler iconoclaste.

Et pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ceux qui n’ont plus de travail placent en tête le souhait ardent de retrouver une situation professionnelle. Et en même temps, certains de ceux qui ont un emploi de cadre ou qui dirigent une entité dans un groupe ne se sont jamais sentis autant surchargés, débordés ou en manque de soutien.

De quoi avez-vous peur?

Suzan a 30 ans. Elle travaille depuis 2 ans et demi dans une entreprise de services. Une « belle entreprise » comme on dit. Une entreprise où elle travaille dur, et où elle n’a plus d’envie. Elle est en charge du développement commercial et son problème c’est qu’elle a du mal à fixer les limites, à dire non à la demande de trop.

Alors la charge devient peu à peu écrasante. Suzan a troqué son enthousiasme des débuts pour la peur. De peur de ne pas atteindre ses objectifs, ses heures s’allongent, …et son temps de sommeil se réduit. De peur de perdre son emploi, de se retrouver dans l’incapacité à s’assumer financièrement, elle accepte toujours plus. Sans la force de dire non, la situation devient de plus en plus difficile à supporter.

Elle se dit qu’elle ne peut compter sur personne. Et personne ne s’en préoccupe, ni ses collègues, qui vivent la même chose, ni son patron, autant « débordé ». Et dans les autres pensées limitantes, elle se trouve de plus en plus incapable. Elle se dit qu’elle est prisonnière d’un piège dont elle a accepté la mise en œuvre, et qu’elle n’a pas le choix

Ex-Haut Potentiel ou futur Ex?

Patrick M. a 50 ans, il est l’un de ces cadres que l’on a désigné HP (Haut Potentiel) puis que l’on a rangé dans une activité où il excellait pour ne plus en sortir. Cela fait 15 ans qu’il travaille dans ce groupe mondial de cosmétiques.

15 ans jusqu’au changement de président de la filiale dans laquelle il dirige une part importante des opérations. Alors Patrick est amer aujourd’hui. Son DRH vient de lui annoncer que l’on à plus de poste pour lui dans le cadre de la nouvelle organisation par pays. Il y a bien de nouvelles perspectives, notamment au siège, mais on a préféré placer untel, plus proche du nouveau pouvoir.

« Et à Pékin? lance-t-il. Après tout je peux m’adapter, mon épouse est chinoise et je suis mobile. Je pourrais faire profiter le groupe de mon expérience dans la mise en place de nos nouveaux sites sur la zone Asie ? Je suis prêt à examiner toutes les pistes dans cette réorganisation par zone.
-Je suis désolé Patrick, mais on n’expatrie pas quelqu’un comme toi. On trouvera plus facilement un chinois pour faire ton métier en Chine. Et moins cher. Non, et puis il n’y a plus consensus aujourd’hui sur ta candidature à aucun poste en interne dans le cadre de cette réorganisation ! » 

Retrouver ses repères.

Alors que faire lorsqu’il n’y a plus d’élan pour notre travail ? Si nous ne posons notre attention seulement sur tout ce qui ne va pas, nous mettons beaucoup de soin à nous construire une vie malheureuse. C’est notre liberté de le faire. Il est pour autant possible de regarder attentivement ce à quoi contribue notre travail dans notre vie. Et de choisir objectivement ou non de le poursuivre pour ce qu’il nourrit dans notre vie.

Avec 20 ans de différence d’âge, Suzan comme Patrick vivent tous les deux des situations difficiles et peu en rapport avec leurs aspirations en début de carrière. Tous deux se disent que leurs attentes par rapport au travail ne sont plus audibles.

Etre heureux au travail est-il devenu un rêve inaccessible?

Une partie de la réponse réside dans le rapport que chacun entretient avec son travail. Que mettons-nous dans notre travail ? Le sens de notre vie ? La joie de contribuer à un projet dont les enjeux sont hors normes? La découverte de nouvelles perspectives de développement personnel? Le sentiment rassurant de nourrir son besoin de sécurité matériel pour soi et sa famille ? La satisfaction d’être reconnu comme professionnel de notre domaine ou de notre secteur ?

Ce n’est pas notre travail qui nous rend malheureux, c’est ce que nous y mettons comme attente.

Le travail, certes, peut remplir un certain nombre de celles-ci. Le piège que nous nous construisons, est d’imaginer que c’est le seul moyen, la seule « stratégie », la seule solution disponible pour nourrir nos besoins.

Nous confondons bien souvent le travail et l’argent qu’il procure, et nous sommes terrorisé de perdre le second si nous ne nous comportons pas comme attendu dans le premier.

Cela nous coupe de notre authenticité. Nous nous faisons violence à nous-même en acceptant de subir une situation devenue insatisfaisante. Parce que nous n’osons pas exprimer -sans violence- ce qui se passe pour nous, nous imaginons que le travail (notre collègue, notre équipe, notre patron, notre partenaire) va deviner tout seul nos besoins.

Besoins de latitude, d’autonomie, de reconnaissance, de partage, de dialogue…, nous avons des dizaines de besoins. Légitimes. Et l’organisation a également des besoins. Les reconnaitre et les entendre et en même temps s’autoriser à exprimer les nôtres, c’est bien se donner une chance d’être entendu… et de commencer à envisager ensemble des solutions remplissant les besoins de l’un et de l’autre, dans le respect de l’un et de l’autre.

Et vous?

Quelles attentes mettez-vous dans votre relation au travail ? Arrivez-vous facilement à dire « non » dès que vous ressentez le besoin de l’exprimer ? Comment avez-vous évité d’arriver dans les situations vécues par Suzan et Patrick ?

@StephaneLoiret

Stéphane Loiret – Aout 2013

Is your job about this ?


Is your job about this

When did you dream the life you live?

Doing a job we love and loving doing it, that’s a dream life scenario for most of us. Barriers that we set to prevent us from this dream-life are sometimes reasonable, sometimes just not; it’s there to feel comfortable. Comfortable not to carry on our choices. Because making choices and acting accordingly is making us uncomfortable sometimes, and it may be painful in some extent. Doing things because we always have done them is comfortable, and we don’t like to change. Rat race life is also comfortable. We complain and we don’t make the step change to stop it. Is it because these habits make us feel part of a community? admired by others, having the same life? It’s our choice. Being free is not always comfortable… And at the same time, doing what we love doing, is making us fulfilled. We don’t feel « working » anyway. We live in line with what makes sense to our life. Why is it so difficult to let us dream our life? 

I read this in the Metro : « Humans have two lives. The second life, starts when we get the awareness this one is the only one. » Confucius.

Et si nous autorisions le rêve à entrer dans notre vie? 

Faire le travail que l’on aime et aimer ce que l’on fait reste un rêve pour beaucoup. Nous avons souvent davantage de marges de manoeuvre et de choix que nous ne nous autorisons à penser. Faire d’autres choix c’est aussi parfois moins confortable, nous pouvons perdre certaines habitudes qui rythment notre vie en automatique. Nous pouvons perdre parfois l’admiration ou la compréhension de certaines personnes que nous estimons. Vivre ce rêve de travailler en plein accord avec qui nous sommes, c’est se rendre compte que nous ne travaillons plus lorsqu’il en est ainsi; nous nourrissons pleinement le sens de notre vie. Et si nous autorisions le rêve à entrer dans notre vie?

Une citation lue dans le Metro m’a inspiré cet article:

« Nous avons deux vie. La seconde commence le jour où nous prenons pleinement conscience que nous n’en avons qu’une » Confucius.

Qu’en pensez-vous?

Stéphane Loiret – June 2013

Réussir son intégration (1): les premiers pas


20130105-231345.jpg BIENVENUE !
Trouver le job rêvé depuis un certain temps, et pour lequel on a entrepris une démarche de transition, procure une joie immense.
Cela peut paraître évident, mais réussir son intégration est primordial pour pleinement réussir dans le poste ensuite, et avoir le plaisir de s’y exprimer avec tout son talent.

Je vous propose de partager ici le premier d’une série de plusieurs billets, l’histoire de 2 personnes qui ont accepté de faire de leur propre vécu, un témoignage qui pourra en aider d’autres à vivre mieux cette expérience.

Et pour évidents qu’ils puissent paraître, certains des points qui vont suivre n’en sont pas pour autant aussi simples à mettre en œuvre.

UNE ETAPE INCONTOURNABLE QUELQUE SOIT LE SECTEUR D’ACTIVITE OU LE METIER
Giorgio est un professionnel de l’industrie agro-alimentaire; son parcours il l’a construit dans les fonctions commerciales et marketing puis en direction générale. Il a 46 ans, il est d’un naturel plutôt optimiste, et prend les nouveaux challenges avec un certain plaisir.

Myriam a aussi 46 ans. Son parcours à elle c’est plutôt l’industrie lourde et la construction, directrice dans les achats et les opérations industrielles. Myriam n’est pas à l’aise avec l’incertitude et ça tombe bien car elle est particulièrement efficace en planification et en gestion.

Giorgio et Myriam, ne font pas les mêmes métiers et ne se connaissent pas. Et en même temps ils ont un point commun (en plus de leur âge) : ils viennent tous les deux de démarrer un nouveau poste le 3 janvier.

Voilà une belle façon de très bien commencer l’année… d’autant plus, qu’ils ont tous les deux perdu leur précédent emploi en 2012.
J’ai rencontré Myriam alors qu’elle avait dû quitter son poste à la suite d’une réorganisation. Elle s’est vu proposer une autre opportunité interne après 5 semaines d’incertitude où la crainte de devoir quitter son groupe était très présente.
Giorgio lui était sans employeur depuis 7 mois et a travaillé son projet avec son coach.

D’ABORD: ETRE AU PRÉSENT, TOURNER LA PAGE QUI S’OUVRE
La prise d’un nouveau poste est la plupart du temps un évènement heureux; c’est le symbole de fin de la période de recherche et d’attente. Et en même temps, autant Giorgio que Myriam m’ont indiqué le stress que pouvait engendrer cette phase d’intégration pour eux.
Chacun y va avec ses points forts mais les deux ont décidé de porter une attention particulière à cette période.

Et la première décision de Giorgio, c’est d’être au présent.

Il va être basé à Paris comme Directeur Général France du groupe Italien qui vient de l’embaucher, alors son compte LinkedIn est déjà mis à jour. Il s’adapte à une vitesse remarquable, et sa communication externe s’adapte aussi. Sachant qu’il doit embaucher une douzaine de collaborateurs dans les 6 prochains mois, il veut que son profil sur les différents sites, soit visible dès le 3 janvier, cohérent avec la mention de ses nouvelles responsabilités.
Il n’est plus en recherche, par conséquent il informe courtoisement ses réseaux qu’il prend un nouveau poste. Qu’il les tiendra bien entendu au courant de son évolution.
Il remercie aussi tous ceux qui l’ont aidé dans sa phase de transition jusqu’à rencontrer cette opportunité favorable.

Myriam partage la démarche mais se donne quelques semaines avant de remettre son profil à jour. Sa priorité à elle c’est de faire un plan.
(à suivre)

Stéphane Loiret – Janvier 2013

(*) Comme dans tous les articles du Blog, les noms des personnes ont été changés.
Credit Image : FreeDigitalPhotos.net

Vous êtes unique !


Alors soyez vrai
Je suis parfois perplexe lorsque je vois les efforts déployés par certains candidats pour se conformer à l’image qu’ils s’imaginent que l’on doit avoir pour le poste qu’ils convoitent. Sans aspérité, lisse. Avec un attachement obsessionnel pour gommer tout écart avec « l’idéal » qu’ils ont en tête.

C’est ignorer que dans bien des cas, la personne que vous êtes compte bien davantage que vos compétences démontrées, dans la décision de vous recruter.

Dites-le 
« Comment vous faites » compte autant sinon davantage que « ce que vous savez faire ». Si vous êtes responsable des achats dans des groupes industriels depuis plus de 10 ans, votre futur patron ne vous questionnera pas tant sur votre capacité à mettre des processus achat en place ou à les piloter. En revanche, il y a de fortes chances qu’il s’intéresse à votre « style ». « Quelle personne suis-je et pourquoi j’agis de cette manière ? », « en quoi c’est important pour moi ? », sont autant de questionnements qui vous aideront à vous démarquer.

Être vrai, lucide sur vos qualités, vos limites, votre façon de fonctionner, permet une bien meilleure qualité d’échange lors de vos entretiens. Et révéler cela c’est dire la personne particulière que vous êtes pour résoudre tel ou tel type de problématique.

Et vous, quel « comptable » êtes vous ?
« Oui, mais moi je suis simplement directeur comptable j’ai travaillé dans le contrôle interne » me dit récemment Véronique (*), 54 ans qui vient de perdre son poste dans une entreprise de service. « Je me demande bien en quoi je suis unique ? » ajoute-t-elle dubitative. C’est juste, si l’on s’arrête à l’étiquette de la fonction. Il y a sans doute des centaines de comptables a la recherche d’un poste de directeur dans la seule région parisienne. « Et quelques-uns qui ont plus de 50 ans » convient-elle.
Et en même temps, quelques minutes plus tard, lorsque Véronique explique avec plaisir son parcours et pourquoi elle a aimé mettre en place les processus de contrôle interne dans plusieurs groupe internationaux, qu’elle a intégré des équipes américaines et européennes autour de projets communs, qu’elle s’est passionnée pour les langues et que cela lui a servi pour travailler avec les filiales allemandes, italiennes et anglaises… alors oui on a la confirmation qu’elle est unique.

« Ce qui m’a plu c’est de faire du contrôle interne un moyen d’encourager de nouvelles façons de travailler, et générer des économies récurrentes ». Curieuse, pédagogue, ouverte aux autres et aux nouvelles technologies, Véronique dispense ainsi en quelques minutes l’image d’une personne positive et qui donne une vision de son métier de directeur comptable nettement plus large que l’intitulé qu’elle a choisi.

Votre valeur ajoutée    
Parler simplement de ce que vous avez « réussi avec plaisir ». L’entretien avec Véronique, m’a fait réaliser que c’est une des façons les plus simples de montrer votre unicité et de vous démarquer. Car au bout de ce plaisir, il y a une valeur ajoutée qui vient de la personne que vous êtes, de pourquoi vous avez fait des choix, de comment vous avez accompagné les décisions.

Stéphane Loiret – octobre 2012

(*) Le nom a été changé.

Les bienfaits de la célébration


Celebrer chaque victoire si petite soit-elleVincent (*) a presque 6 ans cet été-là, il passe ses vacances dans un petit village de Corrèze chez ses grands-parents. Comme tous les enfants de son âge, Vincent aime bouger et faire du vélo. Mais aujourd’hui il a décidé de faire du vélo pour la première fois sans l’aide des roulettes de stabilité. Encouragé par son grand-père, il s’élance sur le faux-plat, puis aborde la pente plus raide du chemin qui longe la maison. Après 5 mètres, il peine, la vitesse du vélo diminue rapidement; Vincent chute. Nous avons tous connu ce que vit Vincent à ce moment précis.

Au-delà de la surprise et la douleur, c’est surtout la déception et la tristesse qui l’envahissent. Il essuie une larme. Et là, son grand-père vient l’aider à se relever et lui dit : « je suis épaté, c’est super, tu as réussi plus de 5 mètres tout seul du premier coup ! Tu peux être très fier de toi, essaye encore. »

Claire (*) a entrepris de changer de vie professionnelle il y a 5 mois. Les premiers pas dans sa démarche de construction de projet ont été difficiles. Mais chaque pas a été reconnu et célébré comme une petite victoire pour elle-même. Cela a contribué à alimenter son optimisme et graduellement sa confiance en elle et ses ressources. 5 mètres après 5 mètres.

Le franchissement de chaque difficulté est l’occasion d’une joie à partager. C’est aussi un choix et notre responsabilité de le décider.

Il y a 2 semaines, je reçois un message de Claire, m’annonçant qu’elle a la confirmation d’un rendez-vous obtenu sur recommandation pour sa recherche de poste. Elle a le trac.

Au lieu de lutter contre, elle accueille simplement ce qui se passe pour elle. Elle célèbre intérieurement ce qu’elle a parcouru pour obtenir cet entretien. Elle s’accorde cette reconnaissance du chemin effectué et s’en réjouit intérieurement. Elle peut, comme Vincent, remonter sur son vélo.

Le rendez-vous a eu lieu vendredi dernier. Et sans que Claire s’y attende, ce contact de réseau s’est transformé en proposition de poste. Sa prochaine étape est de rencontrer les Ressources Humaines.

Oui, je suis heureux pour Claire. Et si vous aussi, vous vous surprenez à être heureux, de cette histoire, ou de vos plus petites réussites dans vos entreprises de la journée,  je vous invite à les dire. Partagez ainsi vos célébrations de victoires, petites ou grandes, ce bienfait-là, il est contagieux !

(*) Les noms ont été modifiés.

Stéphane Loiret – Septembre 2012

« Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer »  Guillaume d’Orange.

Bien-être et performance au travail


Bien-etre et performance au travail, par Stephane LoiretLe stress au travail est devenu ces deux dernières décennies un sujet de plus en plus brûlant. Sous la pression d’objectifs de plus en plus contraints, la souffrance psychologique s’est invitée dans le quotidien de nombreux employés, dirigeants et cadres intermédiaires.

Et pourtant, nous avons certainement le souvenir que chacune de nos épreuves remportées avec succès, chaque objectif rempli par nous-même ou notre équipe, a souvent été l’aboutissement de plusieurs jours, semaines, mois de mobilisation collective, d’efforts, et de difficultés inattendues.

Mais ce qui conduit au résultat, au-delà des talents et du travail nécessaire, comprend une part de motivation et d’enthousiasme collectif sans lequel rien d’exceptionnel ne peut surgir.

Plutôt que de chercher à éradiquer la souffrance uniquement par le « combat », l’annihilation des situations stressantes, le « moins de stress », il m’apparait autant au moins efficace sinon davantage de s’intéresser à construire cette motivation et cet enthousiasme individuel et collectif. Plus de bien-être au travail. Plus de bien-être c’est plus d’êtres « bien dans leur travail ». Je ne parle pas de mettre un spa en libre-service ou une salle de jeux (quoique…cela se pratique aussi), car cela sous-tend que c’est à l’organisation uniquement de veiller à ce bien-être.

Je pense que nous avons individuellement la responsabilité pour nous-mêmes, nos proches, nos collaborateurs, cette responsabilité de veiller à ce bien-être.

Et les ressources sont aussi multiples que les individus. Sont souvent gratuites et immédiatement mobilisables.

Prendre soin de l’emploi de son temps et de celui de ses collaborateurs (si je dirige un projet est-ce que les réunions peuvent se programmer au meilleur temps d’attention du groupe? puis-je éviter de mobiliser mes collègues après 17h?), donner du sens et de la visibilité sur les conséquences de ce que nous faisons (« nous ne taillons pas des pierres, nous participons à l’édification de la cathédrale »), donner du temps aux relations pour en gagner ensuite dans l’exécution, garder un espace de créativité pour certains contributeurs, rassurer par un cadre précis pour d’autres.

Toutes ces pistes peuvent contribuer à vous rendre plus heureux au travail, vous-mêmes comme vos collègues.

Le bien-être semble si loin du monde de l’entreprise, et pourtant à notre portée dès que nous ramenons cela à l’échelle d’une équipe, d’un projet. Chaque personne a ses propres ressorts de motivation, besoins de reconnaissance (pour lui-même, sa qualité de contribution, l’efficacité de son travail…). Il nous appartient aussi individuellement de les nourrir.

Si nous convenons qu’un employé motivé, déploie ses compétences en ayant la satisfaction de se sentir utile, de contribuer et de développer ses talents, alors oui, le plaisir au travail contribue directement à la performance.

Stéphane Loiret – juin 2012

Hello world!


Portraits Stephane Loiret Interview

Pour tous ceux qui vivent un changement professionnel décidé ou imposé, ce Blog partage les situations des uns et des autres en veillant à mettre à jour ce qui permet d’avancer au cours de ce chemin. Mais pourquoi faudrait-il faire le choix entre nouveau job ou épanouissement personnel sous prétexte que l’on se raconte que c’est déjà bien d’avoir un job!

Douloureuses ou enthousiastes (voir le livre de Lilou Macé, « J’ai perdu mon job, et ça me plaît » !), les transitions professionnelles nous invitent à nous redécouvrir, à nous révéler, et à prendre conscience de notre posture par rapport à la vie.

Faire des choix plutôt que subir, nous grandit, nous rend responsable de la réussite de notre vie et pas seulement professionnelle.

A partir de quelques tranches de vies, partagées avec vous et au cours de nos expériences professionnelles, cet espace sera l’occasion d’illustrer comment faire de nos changements professionnels, des opportunités de développement personnel.

Vous pourrez partager vos propres ressentis en postant vos commentaires ou en me contactant directement sur la page « contact » du menu.

Prenez du plaisir à lire ces pages comme j’en ai à les composer avec vos propres témoignages !

Stéphane Loiret – Janvier 2013

[Dirigeant au sein d’entreprises multinationales depuis plus de 20 ans, je suis également Coach indépendant en accompagnement professionnel depuis 8 ans, certifié ICF (International Coach Federation) en 2012. J’ai ainsi fait le choix de porter mon attention en priorité sur le développement des Ressources Humaines dans ma pratique du management et comme conseil-formateur. Ma spécialité? L’accompagnement du changement individuel et collectif, et la modernisation des pratiques de management: servir la fluidité des relations pour améliorer la performance collective.

De formation Ingénieur généraliste, et titulaire des MBA de Paris-Dauphine et UQAM, j’ai été formé à l’Analyse Transactionnelle (1998), la Process Communication® (2006) et à la CNV (Communication Non Violente – Marshall Rosenberg) depuis 2012.]

2012 in review


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

Ce Blog a compté 5600 visites pour ses 4 premiers mois d’existence; vous êtes 129 abonnés réguliers dont 12 ont franchi le pas d’une transition réussie en 2012. Certains avaient perdu leur job et en ont créé un, d’autres ont retrouvé une situation qui remplit leurs aspirations prioritaires.

J’ai eu le plaisir d’accompagner plusieurs d’entre vous dans la mise au clair de vos priorités de vie et dans l’accélération de votre développement professionnel.

Merci pour votre accompagnement dans le développement de ce Blog et heureuse année 2013 à tous !

Stéphane Loiret – Janvier 2013

En voici un extrait :

Ce blog a été vu 5 600 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 9 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.