Comment ré-enchanter notre relation au travail ?


En l’espace de 2 générations, notre rapport au travail a perdu le sens du « pourquoi ? » et celui du « pour qui ? ». La course à la performance, sur l’autel de la compétitivité, réduit souvent le travail des uns et des autres à « comment ? ». Comment faire plus en dépensant moins ? Comment faire mieux ? Comment faire marcher ceci ou réparer cela ?

Il est temps de retrouver le sens. Cette courte vidéo nous donne 3 pistes d’attention qui peuvent véritablement ré-enchanter notre relation au travail.

Stéphane Loiret – Avril 2015

Le meilleur présent du présent


cave-a-vinAvertissement: Cet article ne se veut nullement une incitation à l’alcoolisme. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. 

Maxime

Maxime est un spécialiste de l’organisation. C’est même un gourou dans son domaine, « l’efficacité professionnelle ». Ce soir il a décidé de s’arrêter de travailler plus tôt. Il a une bonne raison pour cela. Nous sommes réunis en cette soirée d’Octobre, pour un simple pot entre quelques amis. Nous célébrons la naissance de sa société matérialisée par la réception de son Kbis. Sa société c’est en même temps la concrétisation d’un rêve longtemps repoussé et copieusement réfléchi.

Il affiche le sourire gourmand de celui qui s’apprête à célébrer un moment exceptionnel. « C’est ma meilleure bouteille ! » nous dit-il en tendant, un peu ému, son trophée.

Certes, Maxime a conscience qu’il reste encore beaucoup à accomplir pour faire de ce rêve une réalité probante. Il reste à trouver des clients, faire rentrer des ressources, déployer l’activité. Oui, c’est vrai…

La bonne occasion

Maxime fait partie des personnes qui ont tout au long de leurs vies professionnelles, ont été focalisées sur la performance et notamment sur ce qui « reste à faire ». Sans remettre en cause les mérites de la « TO DO LIST », Maxime est pourtant décidé à changer de perspective. Aujourd’hui, un nouveau pas a été accompli et une nouvelle étape atteinte sur son chemin de vie. Il prend délibérément le temps de s’arrêter pour célébrer cet instant précieux.

Ce qui m’a frappé c’est de mesurer que la générosité de son geste n’était pas liée à l’image qu’il voulait donner. Non, c’était authentiquement de la joie qui s’exprimait. Donner le meilleur de ce qui est disponible parce que le présent est là pour l’accueillir.

Je pensais en moi-même: « et moi, combien de fois ai-je repoussé l’occasion d’ouvrir ma meilleure bouteille ? » Sans s’en douter, Maxime m’a permis une prise de conscience qui sonnait comme une évidence. Pourquoi me suis-je retenu alors qu’une fois ouverte cette « meilleure bouteille », il resterait la meilleure dans celles qui restent disponibles.

N’est ce pas pareil pour notre temps?

Et si je suis avec des personnes avec lesquelles je n’aimerais pas partager ce que j’ai de meilleur, quel sens de les accueillir ? Le meilleur de nous n’est pas toujours dans la « meilleure bouteille » ou le plus joli cadeau.
Le meilleur de nous est souvent plus proche que nous n’imaginons. Dans la qualité de notre présence, la densité de notre écoute, l’ouverture disponible à l’autre.

C’est un présent précieux que celui de notre temps présent. J’y pense à chaque fois que je rencontre une nouvelle personne. Cela a changé ma gestion des priorités. J’ai ajouté à ma gestion du temps, du temps « dense ».

Il me sert à accueillir les moments de célébration que je sacrifiais pour d’autres choses à faire. « Pas le temps de s’arrêter là ! » me disait ma petite voix intérieure pour la part de moi empressée d’accomplir et de réaliser mille choses. Je note ces « kifs » de la journée sur un petit carnet et me relie aux moments qui ont nourri cette nouvelle journée, à la manière de Florence Servan-Schreiber.

Je me suis rendu compte que prendre ce moment d’attention pour moi, me rendait infiniment plus disponible dans ma relation à l’autre.
A l’inverse, dès que je négligeais cette « routine », alors venait  s’exprimer la part de moi qui « veut être efficace coûte que coûte » avec force.
Je perdais de l’énergie et de la qualité d’accueil pour écouter et être présent à l’autre.

Et si prendre soin de soi, constituait une bonne façon de faire du bien autour de soi ?

Stéphane Loiret – Déc 2013

Is your job about this ?


Is your job about this

When did you dream the life you live?

Doing a job we love and loving doing it, that’s a dream life scenario for most of us. Barriers that we set to prevent us from this dream-life are sometimes reasonable, sometimes just not; it’s there to feel comfortable. Comfortable not to carry on our choices. Because making choices and acting accordingly is making us uncomfortable sometimes, and it may be painful in some extent. Doing things because we always have done them is comfortable, and we don’t like to change. Rat race life is also comfortable. We complain and we don’t make the step change to stop it. Is it because these habits make us feel part of a community? admired by others, having the same life? It’s our choice. Being free is not always comfortable… And at the same time, doing what we love doing, is making us fulfilled. We don’t feel « working » anyway. We live in line with what makes sense to our life. Why is it so difficult to let us dream our life? 

I read this in the Metro : « Humans have two lives. The second life, starts when we get the awareness this one is the only one. » Confucius.

Et si nous autorisions le rêve à entrer dans notre vie? 

Faire le travail que l’on aime et aimer ce que l’on fait reste un rêve pour beaucoup. Nous avons souvent davantage de marges de manoeuvre et de choix que nous ne nous autorisons à penser. Faire d’autres choix c’est aussi parfois moins confortable, nous pouvons perdre certaines habitudes qui rythment notre vie en automatique. Nous pouvons perdre parfois l’admiration ou la compréhension de certaines personnes que nous estimons. Vivre ce rêve de travailler en plein accord avec qui nous sommes, c’est se rendre compte que nous ne travaillons plus lorsqu’il en est ainsi; nous nourrissons pleinement le sens de notre vie. Et si nous autorisions le rêve à entrer dans notre vie?

Une citation lue dans le Metro m’a inspiré cet article:

« Nous avons deux vie. La seconde commence le jour où nous prenons pleinement conscience que nous n’en avons qu’une » Confucius.

Qu’en pensez-vous?

Stéphane Loiret – June 2013

Réussir son intégration (3) : le temps de l’action


batirGiorgio(*) réfléchit.

Cela fait 6 semaines qu’il a pris son poste de Directeur France pour sa société italienne.

Tout comme Myriam il a passé du temps à se faire connaitre. A la différence de Myriam, son poste est très exposé à l’extérieur de la société. Il a dû apprendre à découvrir et l’intérieur de l’entreprise, et son environnement extérieur en un temps record.

Giorgio est du genre dynamique. Son moteur à lui c’est l’action. Et si possible, de l’action avec des enjeux importants. Alors il est aisé de comprendre que pour lui cette intégration c’est déjà un enjeu en soi.

La pression?

Il l’a dès le premier jour en prenant le destin de cette filiale française d’un groupe international. Et il était tentant pour lui de lancer des actions rapidement. Néanmoins, il a pris soin de prendre des contacts avant de prendre des décisions qui engagent la société sur plusieurs années. Les premières semaines, il a tissé des liens avec plusieurs dizaines de fournisseurs, distributeurs et acteurs économiques de sa nouvelle région.

Les actions lancées?

Uniquement les priorités qui nécessitent une décision immédiate.

Il a commencé à lancer les recrutements des collaborateurs dont il a besoin très prochainement. Il a aussi conclut les négociations les plus engagées avec ses distributeurs. Et dès qu’il est au siège en Italie, il prend le temps de rencontrer peu à peu, ses interlocuteurs clés dans l’entreprise; son patron, ses pairs, ses collègues du comité de direction, et les collaborateurs des fonctions support avec lesquels il établit la filiale.

Du terrain, dans l’essentiel et les priorités. En évitant de se noyer dans l’action il évite ainsi de s’éparpiller et gagne une bonne première impression auprès de ses interlocuteurs.

Entretenir l’effet « heureuse surprise ».

Le détail qui a surpris positivement, c’est qu’il s’est assuré que ses premières demandes soient réalistes, concrètes et précises, et au présent; « voulez-vous bien m’aider à monter une rencontre avec M.Untel dans le courant de ce mois », « vous est-il possible de me remettre ces données pour la semaine prochaine ? » En restant positif, ouvert, il a aussi permis à ses collaborateurs de contribuer à son intégration et d’établir un lien de confiance avec lui.

Cette heureuse surprise, l’effet « wow » en quelque sorte, se retrouve dans les premiers résultats. Giorgio a déjà connu l’échec après s’être laissé enfermer dans des objectifs impossibles à tenir. Cette fois-ci, petite victoire après petite victoire, il est au rendez-vous… et même avec un peu d’avance sur ce qui était attendu!

Stéphane Loiret – Février 2013

(*) Les noms ont été modifiés

Réussir son intégration (2) : la relation avant l’action


réussir son intégration blog stéphane loiretLES PREMIERS TEMPS
Myriam vient de prendre son poste depuis 21 jours. Bien qu’elle n’ait pas changé d’entreprise, elle vient de faire ce qu’elle n’avait jamais fait dans ses précédentes prises de poste. Myriam a activement préparé, implanté et suivi son propre plan d’intégration. Et celui-ci lui a permis d’identifier les 35 personnes prioritaires avec lesquelles nouer une relation était critique dès les premières semaines.

Il s’agit de toutes les personnes avec lesquelles elle va interagir dans son métier: ses hiérarchies fonctionnelle et opérationnelle, ses collaborateurs, ses futurs clients internes et les personnes ressources qu’elle devra probablement solliciter dès les premiers dossiers à porter.

Plus subtilement, elle prend soin de tenir informées les personnes « référantes » qui peuvent avoir un rôle de collecte d’appréciation sur sa manière d’être et de tenir son rôle (DRH, personne de grande ancienneté dans la division, N+2, certains pairs et certains collègues de son propre patron).

REVISITER LES IDEES RECUES
Myriam fait cela car elle a pris conscience de 3 vérités qui se sont imposées comme un choc.

La première, c’est que 6 années d’ancienneté ne garantissent en rien qu’elle sera acceptée dans son nouveau rôle plus facilement qu’un candidat recruté de l’extérieur.

La seconde, c’est que l’état de grâce, quand il existe, ne dure plus 100 jours comme au siècle dernier.

La troisième c’est qu’il est rare de perdre son poste ou de devoir le quitter par manque de compétence. Cela arrive, mais vous quittez ou perdez votre job le plus souvent parce que vous n’avez plus de sponsor pour défendre votre légitimité à un moment donné. Votre patron change, vos pairs sont indifférents, aucun client interne ne se manifeste pour déclarer vos qualités, les personnes ressources n’ont pas plus de plaisir à travailler pour vous que pour un autre… et vous êtes effacée de la liste des personnes clés de l’entreprise, puis des personnes utiles.

PRENDRE DU TEMPS POUR EN GAGNER
Alors depuis 21 jours, Myriam a pris contact et rencontré en tête-à-tête ou en vidéoconférences, toutes ces personnes. Seules. Pendant 30 à 45 minutes voire 1 heure pour certaines.

Elle a pris 5 à 10 minutes pour parler d’elle et accueilli la parole de ses interlocuteurs et échangé le reste du temps.

Avant (lorsqu’elle n’avait jamais perdu son job), elle rencontrait aussi ses collaborateurs mais dans un mode « utilitaire », sans prendre soin de la qualité de la relation, uniquement des aspects techniques de la collaboration. Et puis en bon soldat, en bon directeur, elle s’appliquait à démontrer sa valeur en se plongeant tête baissée dans les dossiers pour vite « délivrer » du résultat.

« Ce qui change, c’est que je reçois bien plus sans attendre quoique ce soit. Les gens sont tellement heureux de partager un moment vrai, ou nous laissons de la place pour la qualité de la relation, que je reçois beaucoup de gratitude. Je suis surprise d’aller plus vite à connaitre plus profondément l’organisation et ses codes par ces échanges. Et je peux quelques jours après compter assez naturellement sur de nombreux conseils, et sur autant de ressources et personnes qui sont heureuses de s’associer sur mes premiers dossiers. »

Je suis heureux pour Myriam qui réalise qu’à l’heure des échanges électroniques, une poignée de main vaut toujours bien plus qu’une poignée de clics. Je réalise aussi à quel point la relation ne s’oppose pas à l’action.

En accordant ainsi son attention à cette relation, Myriam nourrit ses actions d’un autre esprit.
Et je veux croire que les fruits récoltés seront plus nombreux et plus variés. Et d’une autre saveur.

Pendant ce temps, petit à petit Giorgio aussi fait son nid. À suivre…

Stéphane Loiret – Janvier 2013

(*) Comme dans tous les articles du Blog, les noms des personnes ont été changés.
Credit Image : FreeDigitalPhotos.net

Happy New Job ! Ou comment l’authenticité conduit à l’enthousiasme.


Wishes Blog Stephane Loiret 20132012 fut l’occasion pour nombre d’entre vous de vous poser des questions sur l’évolution de votre situation professionnelle. Certains ont déjà du partir sur une mobilité en interne ou quitter l’entreprise qui les employait. D’autre ont pu choisir de prendre un temps de réflexion et de mettre un projet de développement au clair.

Ce fut aussi le cas, vous vous souvenez peut-être, de Xavier, Pierre ou Claire dont nous avons partagé l’histoire dans les pages précédentes. Tous les 3 ont concrétisé leurs souhaits de retrouver plus rapidement un projet professionnel plus enrichissant ou plus en accord avec leurs aspirations.

Et tous les 3 ont eu l’épineuse question de trouver leur valeur ajoutée, ce qui les différenciait de l’immensité des cadres et dirigeants en recherche qui exercent le même métier parfois dans le même secteur.

Tous y sont parvenus. Et l’outil qui leur a permis cela est gratuit, disponible mais très difficile à actionner pour la plupart d’entre nous: c’est leur propre authenticité.
Et c’est difficile pourquoi ? Parce que notre éducation, formation, insertion professionnelle, nous a surtout appris à être « gentil(le)s » et à nous fondre dans le prêt à penser et le politiquement correct.
De peur…de ne pas être accepté(e)s, nous avons parfois peut-être décidé d’accepter ce qui ne nous convenait pas vraiment. Ah, la difficulté de dire non…

Freinés par nos peurs d’apparaître tels que nous sommes, de dire ce que nous aimons vraiment, de nous estimer avec nos limites et nous accepter tel quel, nous nous privons de trouver en nous-mêmes  ce qui fonde aussi nos véritables qualités distinctives. Ce travail sans jugement sur soi est un puissant accélérateur pour déterminer ce qui nous plait vraiment et voir lucidement les réalisations dont nous sommes fier(e)s.

Ce travail de vérité sur soi a un deuxième effet bénéfique: il nous permet de toucher nos aspirations profondes et conduit plus facilement à un projet que nous portons avec enthousiasme.

Un candidat enthousiaste et compétent, fera toujours la différence avec un candidat juste compétent. Et ce qui fonde l’enthousiasme de chacun est aussi unique qu’un signe distinctif.

Stéphane Loiret – Décembre 2012

Ceci est une priorité pas une urgence


ImageLa vie est une urgence
Tom(*) travaille depuis 6 ans aux urgences de l’hôpital Necker à Paris. Je lui ai demandé comment il parvenait à garder son sang-froid alors que ce matin-là le ballet des ambulances amenait urgence sur urgence dans son service. Comment avec un effectif limité répartir efficacement les actions à faire pour traiter toutes ces souffrances ?

« Malgré les apparences, il n’y a eu qu’une seule « vraie » urgence ce matin Stéphane. Un seul cas vital. Et nous avons sauvé cette vie ! Aucun des autres cas, aussi difficile que peut être la souffrance à supporter, ne constituait une urgence au sens vital. On évalue les patients selon un degré plus ou moins important de « priorité » sur lequel nous nous accordons en fonction de plusieurs critères d’évaluation: évolution probable de la situation, ressources disponibles du patient pour y faire face, complications à craindre. Cela nous permet bien de traiter tout le monde, avec un degré d’attente qui dépend du diagnostic vital plus que de l’ordre d’arrivée. Nous gardons le maximum de flexibilité pour intervenir sur le vital en premier lieu. »

La dictature de l’urgence
Ces paroles pleines de bon sens m’ont ramené brutalement à la réalité.

Pourquoi ne pas appliquer ce principe dans la gestion de notre agenda de vie ? Dans la vie professionnelle, que nous soyons dirigeant ou employé, il est fréquent d’entendre des instructions frappées du sceau de l’urgence. Et parfois, plusieurs fois par jour ! Se rappeler que rien d’autre que la vie n’est urgent, peut permettre de faire le tri des différentes injonctions. N’y a-t-il pas parmi toutes les taches de notre « To Do List », des cas ou nous nous enfermons un peu vite dans des dates non « vitales » ? Sans consulter notre disponibilité intérieure. Nous accumulons ainsi du stress inutile et baignons dans l’inconfort et la culpabilité de ne pas nourrir d’autres aspirations de vie.

Parce que nous n’osons pas dire non. De peur du conflit, d’être mal jugés, de gêner, nous nous racontons que c’est mieux ainsi. Nous nous épuisons ainsi sur des fausses urgences en limant progressivement notre axe de vie. Nous consacrons moins de temps à nos proches, nos passions, nos autres engagements. En agissant ainsi dans l’urgence nous nous privons de deux choses essentielles pour une performance durable :

L’attention à l’autre
Cela commence par dire que nous comprenons ce qui est important pour l’autre et en même temps partager ce qui est important pour nous. Le « non » peut ainsi être une invitation au dialogue. La solution imaginée ne nous convient pas en l’état ? Réarrangeons les priorités ensemble. Il y a de fortes chances que la qualité du lien en ressorte renforcée. Un tel échange nourrit l’authenticité et la confiance mutuelle.

L’attention à soi
Ensuite parce que nous nous respectons en agissant ainsi. Nous préservons l’espace nécessaire à notre équilibre. Nous gardons cette balance naturelle qui fait de nous des êtres heureux tant au travail qu’en dehors du travail. Cet équilibre, parce qu’il est vital, ne devrait-il pas être notre urgence… si nous ne lui avons pas accordé la juste priorité auparavant ?

(*) Le nom a été changé.

Stéphane Loiret – Novembre 2012

Prendre son temps pour aller plus vite !


Un jour pluvieux d’avril 2012, Xavier(*) m’écrit ceci: « Bonjour, j’ai un besoin urgent de retrouver un job, et M. R. (*) que j’ai rencontré récemment m’a dit que vous pourriez accélérer ma recherche ».

Je décide d’appeler Xavier et lui demande de m’exposer un peu plus précisément sa situation. « Voilà, j’ai 43 ans me dit-il, j’ai lancé ma prospection dès ma sortie de poste.  J’ai déjà rencontré près de 25 personnes en 2 mois. Chaque personne est fantastique, me reçoit, mais ensuite, plus rien. Je commence à perdre confiance« .

Ce que Xavier ressent à ce moment-là, arrive lorsque le projet professionnel manque de lisibilité ou de cohérence d’ensemble. Cette situation est aggravée lorsque le candidat minimise le besoin d’attention pour lui-même après le choc du a la perte d’emploi. La douleur non traitée, laisse percevoir en entretien une angoisse sourde.

Xavier prend alors une décision: s’arrêter de courir après les contacts et commencer par se retrouver. En acceptant de prendre soin de son deuil, en consacrant les quelques semaines nécessaires pour faire le point sur ses ressources et compétences, Xavier va se permettre de mieux se connaitre. Après ce temps de recentrage, il est maintenant clair sur ses forces et ses fragilités. Il présente son projet professionnel comme une aspiration de vie, en plein accord avec ce qui l’anime.

Fin juin il reprend sa démarche « réseau » après ces 10 semaines de pause. Son dynamisme est intact et en même temps la voix est posée, l’angoisse de « l’urgence » n’est plus perceptible; en prenant son temps il a repris confiance.

Le 18 septembre, l’une des 2 entreprises cibles de son projet vient de lui confirmer qu’il était retenu pour un CDI de Directeur Commercial Europe. Les 10 semaines d’attention qu’il s’est accordé pour se préparer,  lui ont fait gagner près de 10 mois sur une recherche d’emploi classique.

Et, pour rejoindre Philippe Gabilliet, il a fait grandir une compétence clé pour réussir: la chance !

(*) Les noms ont été modifiés.

Stéphane Loiret – Septembre 2012

Bien-être et performance au travail


Bien-etre et performance au travail, par Stephane LoiretLe stress au travail est devenu ces deux dernières décennies un sujet de plus en plus brûlant. Sous la pression d’objectifs de plus en plus contraints, la souffrance psychologique s’est invitée dans le quotidien de nombreux employés, dirigeants et cadres intermédiaires.

Et pourtant, nous avons certainement le souvenir que chacune de nos épreuves remportées avec succès, chaque objectif rempli par nous-même ou notre équipe, a souvent été l’aboutissement de plusieurs jours, semaines, mois de mobilisation collective, d’efforts, et de difficultés inattendues.

Mais ce qui conduit au résultat, au-delà des talents et du travail nécessaire, comprend une part de motivation et d’enthousiasme collectif sans lequel rien d’exceptionnel ne peut surgir.

Plutôt que de chercher à éradiquer la souffrance uniquement par le « combat », l’annihilation des situations stressantes, le « moins de stress », il m’apparait autant au moins efficace sinon davantage de s’intéresser à construire cette motivation et cet enthousiasme individuel et collectif. Plus de bien-être au travail. Plus de bien-être c’est plus d’êtres « bien dans leur travail ». Je ne parle pas de mettre un spa en libre-service ou une salle de jeux (quoique…cela se pratique aussi), car cela sous-tend que c’est à l’organisation uniquement de veiller à ce bien-être.

Je pense que nous avons individuellement la responsabilité pour nous-mêmes, nos proches, nos collaborateurs, cette responsabilité de veiller à ce bien-être.

Et les ressources sont aussi multiples que les individus. Sont souvent gratuites et immédiatement mobilisables.

Prendre soin de l’emploi de son temps et de celui de ses collaborateurs (si je dirige un projet est-ce que les réunions peuvent se programmer au meilleur temps d’attention du groupe? puis-je éviter de mobiliser mes collègues après 17h?), donner du sens et de la visibilité sur les conséquences de ce que nous faisons (« nous ne taillons pas des pierres, nous participons à l’édification de la cathédrale »), donner du temps aux relations pour en gagner ensuite dans l’exécution, garder un espace de créativité pour certains contributeurs, rassurer par un cadre précis pour d’autres.

Toutes ces pistes peuvent contribuer à vous rendre plus heureux au travail, vous-mêmes comme vos collègues.

Le bien-être semble si loin du monde de l’entreprise, et pourtant à notre portée dès que nous ramenons cela à l’échelle d’une équipe, d’un projet. Chaque personne a ses propres ressorts de motivation, besoins de reconnaissance (pour lui-même, sa qualité de contribution, l’efficacité de son travail…). Il nous appartient aussi individuellement de les nourrir.

Si nous convenons qu’un employé motivé, déploie ses compétences en ayant la satisfaction de se sentir utile, de contribuer et de développer ses talents, alors oui, le plaisir au travail contribue directement à la performance.

Stéphane Loiret – juin 2012

2012 in review


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

Ce Blog a compté 5600 visites pour ses 4 premiers mois d’existence; vous êtes 129 abonnés réguliers dont 12 ont franchi le pas d’une transition réussie en 2012. Certains avaient perdu leur job et en ont créé un, d’autres ont retrouvé une situation qui remplit leurs aspirations prioritaires.

J’ai eu le plaisir d’accompagner plusieurs d’entre vous dans la mise au clair de vos priorités de vie et dans l’accélération de votre développement professionnel.

Merci pour votre accompagnement dans le développement de ce Blog et heureuse année 2013 à tous !

Stéphane Loiret – Janvier 2013

En voici un extrait :

Ce blog a été vu 5 600 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 9 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.