Le cadeau nourrit l’amitié, l’attention nourrit le réseau.


Gifts - three presentsC’est bien connu, l’intention compte parfois plus que le geste lui-même. Dans le monde professionnel, la qualité de nos échanges avec les membres de notre réseau dépend du soin que nous-mêmes y apportons mais aussi de notre intention.

Lorsque nous sommes invité chez des amis, les cadeaux que nous offrons, entretiennent un lien codifié. Nous avons plaisir à nous revoir, à faire plaisir par notre cadeau, et en même temps nous offrons bien parfois parce que c’est poli, parce que c’est témoigner de la bonne éducation au-delà de notre élan amical bien réel. Il y a une sorte de réciprocité implicite, dans l’attente des témoignages d’amitié, qui participe à conforter dans le temps cette relation.

La différence dans la relation de réseau c’est qu’elle n’est pas basée sur le donnant-donnant d’une personne vis-à-vis d’une autre personne.

Il n’y a pas d’attente. Car le cadeau que vous faites et que l’on vous fait, c’est d’abord la qualité de présence offerte. Comme le rappelle souvent Hervé Bommelaer, si vous avez sollicité un RDV ou que vous êtes contacté, la clé d’ouverture de la relation (au-delà de la préparation) c’est le nom de la recommandation. Le don que vous faites dans un réseau n’attend pas de retour de la personne ou du groupe auquel il s’adresse. Il est gratuit. Sans autre intention que la qualité de la relation.

Le soin et l’attention Be-Presentque vous portez à la demande de l’autre dans une relation réseau, le don de votre temps et de ce que Seth Godin nomme le don gratuit de votre « art », vous fait déjà recevoir avant toute autre forme de relation « commerciale ». Quoi de plus gratifiant que d’avoir permis à l’autre d’avancer dans son projet, de le rapprocher de son aspiration, de retrouver de l’élan ?

Cette attention, parce qu’elle est gratuite et sans attente sur l’autre,  nourrit celui ou celle qui donne autant que celui ou celle qui reçoit au sein du réseau. La personne qui a permis cette rencontre, en vous recommandant celui ou celle que vous rencontrez, remplit elle aussi sans doute plusieurs besoins tout aussi universels: échange, écoute, reconnaissance, besoin de contribuer, besoin d’être utile.

Quel cadeau !

Stéphane Loiret – Sept 2015

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Rendez votre profil incontournable sur #LinkedI


linkedin_essentielQUATRE CENT TRENTE MILLIONS ET MOI ET MOI ET MOI…

Avec plus de 430 millions de membres, LinkedIn est devenu l’outil incontournable de votre communication professionnelle. En même temps, votre profil peut sembler dilué parmi les autres. Vous étiez remarquable dans la vraie vie, au sein de votre entreprise ou auprès de vos collègues de promotion. Et « 430 million » c’est tellement énorme que vous apparaissez comme une goutte d’eau dans l’océan des talents que compte LinkedIn. Le « résumé » de LinkedIn, peut vous aider. C’est sans doute la partie la plus délicate à remplir dans le profil et pour autant certainement la plus efficace en terme d’impact. Voici 3 points qui peuvent vous y aider.

1. Mots Clés oui, mais du Contenu d’abord

Tout le monde semble obsédé par les Mots Clés. C’est vrai qu’ils sont importants dans votre optimisation d’indexation (SEO: Search Engine Optimization). Pour autant, les bons Mots Clés ne remplacent pas le bon contenu. Alors pensez d’abord à votre contenu, à la qualité de ce contenu. Et seulement ensuite pensez aux mots clés. Pensez comme un chasseur de tête. Quels mots sont susceptibles d’être utilisés dans sa recherche? Entrez les dans l’onglet « Recherche Avancée » de LinkedIn et regardez les profils qui obtiennent le meilleur rang. En quoi vous inspirent-ils?

2. Authenticité et AspirationsAuthentique Original

Votre Résumé mérite un contenu qui permette de connaitre la personne que vous êtes. Les personnes qui ont besoin de quelqu’un comme vous veulent savoir comment vous allez faire la différence pour eux. Posez-vous ces questions: Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites ? Quels sont les besoins fondamentaux que vous nourrissez à travers votre travail ? Quelles valeurs sont en jeu pour vous? Quelles convictions vous animent? Poser les mots qui répondent à ces questions, va permettre de tisser des liens forts entre la personne que vous êtes et le lecteur qui reçoit votre authenticité. Ne jouez pas, soyez vrai. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse ici. Il s’agit simplement de vous.

3. Cohérence et Esprit de synthèse

Faites le plus court possible. Concentrez-vous sur ce qui sert votre objectif; votre projet, votre prochaine étape de rêve. Peu importe que vous ayiez eu plusieurs jobs différents dans des industries différentes. Qu’est-il est réellement utile de partager aujourd’hui sur vous? vos compétences? votre motivation? Ecartez les détails lorsqu’ils ne servent pas à la compréhension de votre but présent. Retenez : « Moins, c’est Mieux« .

@StephaneLoiret Stéphane Loiret – Aout 2015

Dresscode, comment ma tenue parle de moi…


ImageComment s’habiller un jour de semaine ordinaire, alors que nous nous préparons à notre prochain entretien « réseau » ? Comment se préparer au mieux si celui-ci devait devenir un entretien de recrutement ? Cette question anodine ne l’est pas. Si « l’habit ne fait pas le moine » dit l’adage, il permet néanmoins de vous faire entrer au monastère.

La forme précède le fond: c’est aussi vrai dans le langage que dans notre façon de nous habiller. Si je dis mal ce que je fais bien, il y a de forte chances que mon interlocuteur pense que je le fais mal. Si je n’ai pas une apparence vestimentaire appropriée à la situation c’est la même chose. C’est la dure réalité du regard des autres.

Alors comment rester moi-même tout en veillant aux codes ? Dois-je m’adapter en permanence au risque de ne plus être perçu tel que je suis ? J’ai interviewé Olivia Portaud, Coach et formatrice en image professionnelle à ce sujet afin qu’elle partage quelques conseils pratiques.

« Vous ne pourrez empêcher votre interlocuteur de penser que sa première impression est souvent la bonne, surtout si elle est mauvaise. Montrer que l’on a intégré les codes d’un milieu professionnel, ne suffit pas » indique Olivia Portaud, qui s’insurge contre les pratiques de « relooking » qui peuvent parfois oublier la personne que vous êtes.

OP: « Ce qui rend votre look inspirant, c’est sa cohérence ; c’est l’expression de votre personnalité propre et l’intégration des codes en usage dans votre milieu d’appartenance ».

SL: « Si je comprend bien, c’est un peu la même chose qu’avec le langage. Les mots que vous employez pour décrire qui vous êtes ou votre projet se travaillent, lorsque vous êtes en démarche réseau pour trouver votre emploi. Ils sont d’autant plus inspirants qu’ils reflètent votre vraie personnalité tout en étant « recevables » par le milieu auquel vous vous adressez. »

OP: « Tout à fait, et les similitudes entre nos vêtements et le langage ne s’arrêtent pas là. Vos vêtements parlent de vous, vous racontent et décrivent pour qui observe bien, la personne que vous êtes. Autant prendre conscience de ce que je dégage pour être certaine que je reste cohérente avec mon intention. »

SL: « Y a-t-il un exemple concret, de vêtement ou d’accessoire sur lequel un homme ou une femme peut porter attention afin de rendre son image cohérente ? »

OP: « Certainement, vos  accessoires révèlent  des signes lisibles par les recruteurs, alors autant les connaître pour les maîtriser…
Pour les femmes, prenons le cas de notre sac à main.sac carré
Un sac de forme « CARRE » est à privilégier si vous voulez montrer votre aptitude à l’organisation. Si c’est bien ce qui vous caractérise, vous faites certainement le bon choix en adoptant cette forme.

Un sac de forme « RONDE » montre votre mental tourné vers l’affectif.

SL: « Et pour les hommes ? »

OP: « Pour les messieurs, l’attention portée au choix des chaussures est un incontournable. Au-delà des recommandations « basiques » sur l’entretien et l’aspect (cirées, aspect des lacets…), la forme de la chaussure va révéler une part de votre état d’esprit. Une chaussure plus allongée, à bout plutôt pointu signale le mouvement ou l’élan de la personne. Si vous êtes plutôt réservé et introverti, les chaussures à bouts plus arrondis vous conviendront davantage. Encore une fois si les usages veulent que vos chaussures soient « noires » dans votre milieu, le choix de la forme va vous permettre de respecter votre personnalité en cohérence avec votre milieu. »

Ce que j’aime dans ces observations d’Olivia, c’est qu’il n’y a pas « une seule et unique bonne façon » de s’habiller. Il s’agit bien d’adopter les codes en respectant notre personnalité.

C’est assez similaire, en ce qui concerne notre manière de nous exprimer !
Combien de candidats ai-je vu réciter leur canevas d’entretien en s’interrogeant si c’était bien ce que j’attendais ? N’abandonnez-pas qui vous êtes pour « coller » à ce que vous imaginez que l’on attend de vous ! Bien sûr que votre milieu professionnel utilise des mots qu’il convient de connaître. Pour autant, en exprimant vos aspirations ou ce qui motive vos projets, vous vous donnez davantage de chances de réussir votre entretien.
Stéphane Loiret – Juin 2015

Et pour aller plus loin…

Vous voulez faire de votre choix vestimentaire un allié efficace de votre communication ?
Si cela vous intéresse, Olivia propose le 18/07/2015 un atelier à Paris sur une journées dédié à votre image professionnelle : faire de votre code vestimentaire un allié efficace de votre communication.

En savoir plus? cliquez sur la page d’inscription

3 notes musicales pour bien se vendre


Piano

1. « Pour quoi » plutôt que « quoi » – le pouvoir de l’intention

Si vous deviez vendre un piano, vous pourriez passer des heures à expliquer les qualités intrinsèques durant son processus de fabrication. Mais cela ne toucherait pas nécessairement votre acheteur. Votre acheteur attend surtout que vous lui vendiez la musique que produira votre piano.

En entretien, ne vous perdez pas en justifications trop détaillées sur ce que contient le produit et comment il a été élaboré. Commencer par la cause qui a présidé à sa naissance. Et quand il s’agit de vos compétences, dites pourquoi vous aimez tant le métier que vous faites ? Parce qu’il contribue pour vous-même à nourrir quels besoins fondamentaux et universels ?

2. Seulement l’indispensable est nécessaire

Pour reprendre la métaphore de la musique et du piano, en jazz ou dans le blues, le groupe a besoin de connaitre quelques accords sur lesquels le reste de l’improvisation pourra se dérouler. En entretien de vente ou de recrutement, il n’est pas nécessaire d’infliger la liste de toutes les qualités et des compétences que votre produit ou vous-même possédez. La qualité ou la compétence vraiment importante pour votre client ou votre recruteur c’est la conviction que vous pouvez répondre au problème qu’il aimerait résoudre avec vous. Alors, si vous avez celle-ci, jouez-la ! et évitez les fausses notes…

3. Soyez vrai

A force de longues heures d’apprentissage, vous avez acquis assez de souplesse pour jouer Mozart.

Formidable. En plus c’est bien du Mozart que l’on demande ici.

Le problème c’est que vous n’aimez pas jouer Mozart, votre truc c’est le jazz.
Il est tentant pour intégrer l’orchestre de dire que l’on sait jouer du Mozart. Et en même temps, si jour après jour vous le faites sans « élan », vous contribuez vous-même à votre enfer.

En partageant ce qui est plus vivant pour vous, vous vous donnez  2 occasions d’être plus heureux.
Vous évitez de perdre votre temps dans une activité non nourrissante.
Et vous vous créez une plus grande chance que votre réseau vous aide à trouver ce que vous cherchez. Et vous rejoindrez bientôt votre groupe de jazz….
Stéphane Loiret – Fév 2014

Comment booster sa visibilité sur LinkedIn?


Comment gagner en visibilité sur LinkedIn?

linkedin-em-lyon.jpgC’était le thème de la conférence de Vincent Giolito, Président de Nouvelle Carrière, mardi 4 juin avec les alumni de l’EM Lyon. L’occasion de présenter l’impérieuse nécessité rédiger avec un grand soin votre profil sur LinkedIn. Je partage avec vous les quelques notes prises pendant la conférence.

LinkedIn, créé en 2003, compte près de 250 millions de membres

après 10 ans d’existence. Après celle des adhérents, c’est la courbe des usages qui est en pleine croissance aujourd’hui. Les entreprises utilisent LinkedIn de manière exponentielle.

Mais pour les candidats, il y a un inconvénient: si vous êtes une star dans votre réseau, vous êtes encore moins repérable sur LinkedIn que sur Cadremploi. En juin 2013, il y a 400.000 CV sur Cadremploi, 4 millions de profils Linkedin en France!

N’oubliez pas que LinkedIn est d’abord un outil pour les recruteurs!

C’est « le plus grand pool de talents du monde » dit Vincent Giolito.

LinkedIn n’est pas seul. Viadeo a un nombre de membre de 6 a 7 millions en France mais LinkedIn a pris le leadership sur la segmentation internationale pour cadres supérieurs. En Allemagne, il faudra s’intéresser à Xing.

Comment se servir de LinkedIn?

D’abord par la recherche. Les pages carrières de LinkedIn permettent de lancer des recherches avancées sur les entreprises qui recrutent. Les pages entreprises recèlent également beaucoup d’information sur les mots clés qui vont faire sens pour votre propre recherche.

Lors de la recherche d’entreprises pour lesquelles nous pensons avoir un projet qui fait sens, on peut agir sur le classement de présentation de la sélection et par exemple par nombre de personnes abonnées pour faire remonter des noms auxquels on n’aurait pas pensé.

Comment améliorer un profil?

Apprenez à juger les profils que vous voyez: qui embaucheriez vous? Faites pareil. Comme mots clés, utilisez en particulier des noms propres. Tout ce qui est Six Sigma, SAP, Oracle, Java, ou les marques pour lesquelles vous avez travaillé même en tant que prestataire, ce sont des signes distinctifs de votre profil. C’est bon pour la qualité de référencement de vos mots-clés.

Dans le titre, précisez votre valeur ajoutée, surtout si votre fonction ne permet pas de vous différencier. Vous pouvez indiquer votre projet, mais citer votre expérience est plus efficace.

Tout ce qui a une pertinence clé doit être répété plusieurs fois,

idéalement sous des formes différentes. Mentionnez non seulement « CFO », mais aussi « DAF » et « directeur administratif et financier ». Préférez la mention des expertises (évènementiel, grands comptes etc…) plutôt que « 15 ans d’expérience dans le conseil », trop générique. (*)

Et vous quels sont vos conseils ?

Stéphane Loiret – June 2013

(*) Et pour aller plus loin, Vincent Giolito anime un atelier pratique le 19 Juin 2013, qui vous permettra d’avoir votre profil au top !

Carte de visite et Networking, savoir-faire et faire-savoir.


cartes-de-visiteComme dirait Nabilla…

Marc vient d’avoir 49 ans. Il a quitté son entreprise en 2013. Et avant 2013 il n’avait jamais entendu parlé de Nabilla, ni des « Anges de la Téléréalité », jusqu’à ce jour…

Après avoir travaillé son projet, il commence sa prospection quelques semaines plus tard.

C’est lors d’un entretien avec Muriel (*) pour laquelle il avait travaillé quelques années auparavant, que la question arrive. « Dis-moi Marc, tu ne m’as pas donné ta carte? » Et Marc de répondre: « Eh bien… j’ai quitté mon poste depuis 6 semaines, alors je n’en ai pas ».

Et (cruelle-)Muriel de rajouter sur un air connu : « Allô ?…T’as pas de carte ?  Ch’ais pas vous me recevez ? T’es un pro, t’as pas de carte ? Non mais allô quoi ?… »

A l’heure des réseaux sociaux et du personal branding (image de marque numérique), la carte de visite reste un outil de communication indispensable de la vie réelle. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on est en transition professionnelle.

Et comme suite logique de l’évolution des outils disponibles pour se faire connaitre, cet accessoire papier supporte mal l’amateurisme.

Voici quelques conseils de pros (distillés par Muriel) pour faire de votre carte un outil de communication efficace.

Cohérence avec le positionnement

Marc est désorienté. Lorsque l’on vous tend une carte de visite, que regardez vous en premier? le nom de la société, son logo, le titre de la personne qui vous la remet ?

« Ecoute Muriel, je n’ai plus de société, ni logo, ni même de fonction, est-ce que ça a du sens de poser mon nom sur un bout de carton ? La personne que je rencontre sait déjà comment je m’appelle puisque j’ai pris RDV avec elle ou je me suis présenté à elle. »

– Pfff… D’accord tu n’es plus Directeur Europe du Sud de la société Grand Groupe Industriel Européen. Mais tu as un métier! Tu as un secteur d’activité dans lequel tu orientes ta recherche, non ? Voire une spécialité géographique. Alors ça répond à la question « C’est qui ce Monsieur ? » que ne manquera pas de se poser la personne que tu rencontres!  »

Cultiver la sobriété

« Super : et je mets mon adresse perso comme cela ?

-Non Marc! A moins que tu ne veuilles inviter ton interlocuteur à la maison, çà n’a aucun intérêt. L’objet de la carte de visite c’est de te contacter facilement, pas de te rendre visite… Donc e-mail, et mobile. « Paris, France » à la rigueur, si tu recherches un poste avec localisation en région parisienne. Pas de fixe sauf si tu as un renvoi sur un secrétariat particulier ou sur ton mobile.

-Alors je ne mets pas mon profil Linkedin ou Twitter? Et mon Blog?

-Reste sobre, ton Blog sur ta carte n’a d’intérêt que si tu y exposes ton expertise pour laquelle tu souhaites te faire embaucher. Je ne suis pas fan des cartes ou s’alignent 4 ou 5 références aux réseaux sociaux. Choisis celui qui est le plus à jour et le plus régulièrement mis à jour avec du contenu de qualité. Sinon abstiens-toi!

-Mais alors il n’y a presque rien ?…

-…Et il y a l’essentiel pour marquer qui tu es et comment te contacter.

Et la forme ?

-Mais, hésites Marc, comment faire pour que ma carte reste assez efficace pour ne pas être rangée dans un tiroir immédiatement après ?

-Tu ne pourras pas éviter qu’elle finisse dans un tiroir. Tu peux néanmoins faire en sorte qu’elle resurgisse dès que possible de la mémoire de la personne qui la reçoit lorsque cela fait sens par rapport à ton projet. Là encore tu apparaitras comme un pro avec quelques précautions de forme: sobriété et à-propos valent plus que l’originalité trop décalée. Reprends les codes employés dans ta profession ou les sociétés du secteur que tu vises (encre, typographie, format de ta carte, qualité et poids du papier). Si tu utilises un Recto Verso, l’image du Recto doit apporter quelque chose à la compréhension de ton projet. J’ai vu aussi des cartes avec incrustation d’un QR Code. C’est bien vu si le lien attaché ramène vers du contenu qui fait du sens par rapport à ton projet. Veille dans ce cas à indiquer le lien en clair sur ta carte également. »

Convaincu, Marc a commandé en express ses nouvelles cartes de visite chez un prestataire internet bien connu. Il a choisi une carte Recto/Verso lui permettant de formuler son titre en Anglais et en Français  pour être cohérent avec son profil international.

Votre avis intéresse les personnes en transition. Avez vous un exemple de pratique qui rende une carte de visite efficace ? Avez-vous des exemples de cartes inappropriées ?

Stéphane Loiret – Mai 2013

(*) Les noms ont été modifiés

Réussir son intégration (3) : le temps de l’action


batirGiorgio(*) réfléchit.

Cela fait 6 semaines qu’il a pris son poste de Directeur France pour sa société italienne.

Tout comme Myriam il a passé du temps à se faire connaitre. A la différence de Myriam, son poste est très exposé à l’extérieur de la société. Il a dû apprendre à découvrir et l’intérieur de l’entreprise, et son environnement extérieur en un temps record.

Giorgio est du genre dynamique. Son moteur à lui c’est l’action. Et si possible, de l’action avec des enjeux importants. Alors il est aisé de comprendre que pour lui cette intégration c’est déjà un enjeu en soi.

La pression?

Il l’a dès le premier jour en prenant le destin de cette filiale française d’un groupe international. Et il était tentant pour lui de lancer des actions rapidement. Néanmoins, il a pris soin de prendre des contacts avant de prendre des décisions qui engagent la société sur plusieurs années. Les premières semaines, il a tissé des liens avec plusieurs dizaines de fournisseurs, distributeurs et acteurs économiques de sa nouvelle région.

Les actions lancées?

Uniquement les priorités qui nécessitent une décision immédiate.

Il a commencé à lancer les recrutements des collaborateurs dont il a besoin très prochainement. Il a aussi conclut les négociations les plus engagées avec ses distributeurs. Et dès qu’il est au siège en Italie, il prend le temps de rencontrer peu à peu, ses interlocuteurs clés dans l’entreprise; son patron, ses pairs, ses collègues du comité de direction, et les collaborateurs des fonctions support avec lesquels il établit la filiale.

Du terrain, dans l’essentiel et les priorités. En évitant de se noyer dans l’action il évite ainsi de s’éparpiller et gagne une bonne première impression auprès de ses interlocuteurs.

Entretenir l’effet « heureuse surprise ».

Le détail qui a surpris positivement, c’est qu’il s’est assuré que ses premières demandes soient réalistes, concrètes et précises, et au présent; « voulez-vous bien m’aider à monter une rencontre avec M.Untel dans le courant de ce mois », « vous est-il possible de me remettre ces données pour la semaine prochaine ? » En restant positif, ouvert, il a aussi permis à ses collaborateurs de contribuer à son intégration et d’établir un lien de confiance avec lui.

Cette heureuse surprise, l’effet « wow » en quelque sorte, se retrouve dans les premiers résultats. Giorgio a déjà connu l’échec après s’être laissé enfermer dans des objectifs impossibles à tenir. Cette fois-ci, petite victoire après petite victoire, il est au rendez-vous… et même avec un peu d’avance sur ce qui était attendu!

Stéphane Loiret – Février 2013

(*) Les noms ont été modifiés

Réussir son intégration (2) : la relation avant l’action


réussir son intégration blog stéphane loiretLES PREMIERS TEMPS
Myriam vient de prendre son poste depuis 21 jours. Bien qu’elle n’ait pas changé d’entreprise, elle vient de faire ce qu’elle n’avait jamais fait dans ses précédentes prises de poste. Myriam a activement préparé, implanté et suivi son propre plan d’intégration. Et celui-ci lui a permis d’identifier les 35 personnes prioritaires avec lesquelles nouer une relation était critique dès les premières semaines.

Il s’agit de toutes les personnes avec lesquelles elle va interagir dans son métier: ses hiérarchies fonctionnelle et opérationnelle, ses collaborateurs, ses futurs clients internes et les personnes ressources qu’elle devra probablement solliciter dès les premiers dossiers à porter.

Plus subtilement, elle prend soin de tenir informées les personnes « référantes » qui peuvent avoir un rôle de collecte d’appréciation sur sa manière d’être et de tenir son rôle (DRH, personne de grande ancienneté dans la division, N+2, certains pairs et certains collègues de son propre patron).

REVISITER LES IDEES RECUES
Myriam fait cela car elle a pris conscience de 3 vérités qui se sont imposées comme un choc.

La première, c’est que 6 années d’ancienneté ne garantissent en rien qu’elle sera acceptée dans son nouveau rôle plus facilement qu’un candidat recruté de l’extérieur.

La seconde, c’est que l’état de grâce, quand il existe, ne dure plus 100 jours comme au siècle dernier.

La troisième c’est qu’il est rare de perdre son poste ou de devoir le quitter par manque de compétence. Cela arrive, mais vous quittez ou perdez votre job le plus souvent parce que vous n’avez plus de sponsor pour défendre votre légitimité à un moment donné. Votre patron change, vos pairs sont indifférents, aucun client interne ne se manifeste pour déclarer vos qualités, les personnes ressources n’ont pas plus de plaisir à travailler pour vous que pour un autre… et vous êtes effacée de la liste des personnes clés de l’entreprise, puis des personnes utiles.

PRENDRE DU TEMPS POUR EN GAGNER
Alors depuis 21 jours, Myriam a pris contact et rencontré en tête-à-tête ou en vidéoconférences, toutes ces personnes. Seules. Pendant 30 à 45 minutes voire 1 heure pour certaines.

Elle a pris 5 à 10 minutes pour parler d’elle et accueilli la parole de ses interlocuteurs et échangé le reste du temps.

Avant (lorsqu’elle n’avait jamais perdu son job), elle rencontrait aussi ses collaborateurs mais dans un mode « utilitaire », sans prendre soin de la qualité de la relation, uniquement des aspects techniques de la collaboration. Et puis en bon soldat, en bon directeur, elle s’appliquait à démontrer sa valeur en se plongeant tête baissée dans les dossiers pour vite « délivrer » du résultat.

« Ce qui change, c’est que je reçois bien plus sans attendre quoique ce soit. Les gens sont tellement heureux de partager un moment vrai, ou nous laissons de la place pour la qualité de la relation, que je reçois beaucoup de gratitude. Je suis surprise d’aller plus vite à connaitre plus profondément l’organisation et ses codes par ces échanges. Et je peux quelques jours après compter assez naturellement sur de nombreux conseils, et sur autant de ressources et personnes qui sont heureuses de s’associer sur mes premiers dossiers. »

Je suis heureux pour Myriam qui réalise qu’à l’heure des échanges électroniques, une poignée de main vaut toujours bien plus qu’une poignée de clics. Je réalise aussi à quel point la relation ne s’oppose pas à l’action.

En accordant ainsi son attention à cette relation, Myriam nourrit ses actions d’un autre esprit.
Et je veux croire que les fruits récoltés seront plus nombreux et plus variés. Et d’une autre saveur.

Pendant ce temps, petit à petit Giorgio aussi fait son nid. À suivre…

Stéphane Loiret – Janvier 2013

(*) Comme dans tous les articles du Blog, les noms des personnes ont été changés.
Credit Image : FreeDigitalPhotos.net

Réussir son intégration (1): les premiers pas


20130105-231345.jpg BIENVENUE !
Trouver le job rêvé depuis un certain temps, et pour lequel on a entrepris une démarche de transition, procure une joie immense.
Cela peut paraître évident, mais réussir son intégration est primordial pour pleinement réussir dans le poste ensuite, et avoir le plaisir de s’y exprimer avec tout son talent.

Je vous propose de partager ici le premier d’une série de plusieurs billets, l’histoire de 2 personnes qui ont accepté de faire de leur propre vécu, un témoignage qui pourra en aider d’autres à vivre mieux cette expérience.

Et pour évidents qu’ils puissent paraître, certains des points qui vont suivre n’en sont pas pour autant aussi simples à mettre en œuvre.

UNE ETAPE INCONTOURNABLE QUELQUE SOIT LE SECTEUR D’ACTIVITE OU LE METIER
Giorgio est un professionnel de l’industrie agro-alimentaire; son parcours il l’a construit dans les fonctions commerciales et marketing puis en direction générale. Il a 46 ans, il est d’un naturel plutôt optimiste, et prend les nouveaux challenges avec un certain plaisir.

Myriam a aussi 46 ans. Son parcours à elle c’est plutôt l’industrie lourde et la construction, directrice dans les achats et les opérations industrielles. Myriam n’est pas à l’aise avec l’incertitude et ça tombe bien car elle est particulièrement efficace en planification et en gestion.

Giorgio et Myriam, ne font pas les mêmes métiers et ne se connaissent pas. Et en même temps ils ont un point commun (en plus de leur âge) : ils viennent tous les deux de démarrer un nouveau poste le 3 janvier.

Voilà une belle façon de très bien commencer l’année… d’autant plus, qu’ils ont tous les deux perdu leur précédent emploi en 2012.
J’ai rencontré Myriam alors qu’elle avait dû quitter son poste à la suite d’une réorganisation. Elle s’est vu proposer une autre opportunité interne après 5 semaines d’incertitude où la crainte de devoir quitter son groupe était très présente.
Giorgio lui était sans employeur depuis 7 mois et a travaillé son projet avec son coach.

D’ABORD: ETRE AU PRÉSENT, TOURNER LA PAGE QUI S’OUVRE
La prise d’un nouveau poste est la plupart du temps un évènement heureux; c’est le symbole de fin de la période de recherche et d’attente. Et en même temps, autant Giorgio que Myriam m’ont indiqué le stress que pouvait engendrer cette phase d’intégration pour eux.
Chacun y va avec ses points forts mais les deux ont décidé de porter une attention particulière à cette période.

Et la première décision de Giorgio, c’est d’être au présent.

Il va être basé à Paris comme Directeur Général France du groupe Italien qui vient de l’embaucher, alors son compte LinkedIn est déjà mis à jour. Il s’adapte à une vitesse remarquable, et sa communication externe s’adapte aussi. Sachant qu’il doit embaucher une douzaine de collaborateurs dans les 6 prochains mois, il veut que son profil sur les différents sites, soit visible dès le 3 janvier, cohérent avec la mention de ses nouvelles responsabilités.
Il n’est plus en recherche, par conséquent il informe courtoisement ses réseaux qu’il prend un nouveau poste. Qu’il les tiendra bien entendu au courant de son évolution.
Il remercie aussi tous ceux qui l’ont aidé dans sa phase de transition jusqu’à rencontrer cette opportunité favorable.

Myriam partage la démarche mais se donne quelques semaines avant de remettre son profil à jour. Sa priorité à elle c’est de faire un plan.
(à suivre)

Stéphane Loiret – Janvier 2013

(*) Comme dans tous les articles du Blog, les noms des personnes ont été changés.
Credit Image : FreeDigitalPhotos.net

Vous êtes unique !


Alors soyez vrai
Je suis parfois perplexe lorsque je vois les efforts déployés par certains candidats pour se conformer à l’image qu’ils s’imaginent que l’on doit avoir pour le poste qu’ils convoitent. Sans aspérité, lisse. Avec un attachement obsessionnel pour gommer tout écart avec « l’idéal » qu’ils ont en tête.

C’est ignorer que dans bien des cas, la personne que vous êtes compte bien davantage que vos compétences démontrées, dans la décision de vous recruter.

Dites-le 
« Comment vous faites » compte autant sinon davantage que « ce que vous savez faire ». Si vous êtes responsable des achats dans des groupes industriels depuis plus de 10 ans, votre futur patron ne vous questionnera pas tant sur votre capacité à mettre des processus achat en place ou à les piloter. En revanche, il y a de fortes chances qu’il s’intéresse à votre « style ». « Quelle personne suis-je et pourquoi j’agis de cette manière ? », « en quoi c’est important pour moi ? », sont autant de questionnements qui vous aideront à vous démarquer.

Être vrai, lucide sur vos qualités, vos limites, votre façon de fonctionner, permet une bien meilleure qualité d’échange lors de vos entretiens. Et révéler cela c’est dire la personne particulière que vous êtes pour résoudre tel ou tel type de problématique.

Et vous, quel « comptable » êtes vous ?
« Oui, mais moi je suis simplement directeur comptable j’ai travaillé dans le contrôle interne » me dit récemment Véronique (*), 54 ans qui vient de perdre son poste dans une entreprise de service. « Je me demande bien en quoi je suis unique ? » ajoute-t-elle dubitative. C’est juste, si l’on s’arrête à l’étiquette de la fonction. Il y a sans doute des centaines de comptables a la recherche d’un poste de directeur dans la seule région parisienne. « Et quelques-uns qui ont plus de 50 ans » convient-elle.
Et en même temps, quelques minutes plus tard, lorsque Véronique explique avec plaisir son parcours et pourquoi elle a aimé mettre en place les processus de contrôle interne dans plusieurs groupe internationaux, qu’elle a intégré des équipes américaines et européennes autour de projets communs, qu’elle s’est passionnée pour les langues et que cela lui a servi pour travailler avec les filiales allemandes, italiennes et anglaises… alors oui on a la confirmation qu’elle est unique.

« Ce qui m’a plu c’est de faire du contrôle interne un moyen d’encourager de nouvelles façons de travailler, et générer des économies récurrentes ». Curieuse, pédagogue, ouverte aux autres et aux nouvelles technologies, Véronique dispense ainsi en quelques minutes l’image d’une personne positive et qui donne une vision de son métier de directeur comptable nettement plus large que l’intitulé qu’elle a choisi.

Votre valeur ajoutée    
Parler simplement de ce que vous avez « réussi avec plaisir ». L’entretien avec Véronique, m’a fait réaliser que c’est une des façons les plus simples de montrer votre unicité et de vous démarquer. Car au bout de ce plaisir, il y a une valeur ajoutée qui vient de la personne que vous êtes, de pourquoi vous avez fait des choix, de comment vous avez accompagné les décisions.

Stéphane Loiret – octobre 2012

(*) Le nom a été changé.

Il n’y a pas d’âge pour commencer…


En tout cas c’est toujours le bon moment pour commencer.
J’ai eu récemment le plaisir de donner une conférence à l’Université de Panthéon-Sorbonne, sur le thème de la Gestion de Carrière à l’International. J’ai pu constater à quel point créer son réseau, apparaissait sinon comme une évidence, du moins comme une priorité pour la quasi-unanimité de l’auditoire. Une qualité d’échange rafraîchissante !
La principale préoccupation de ces étudiants, était d’apprendre « comment faire? ». Parce que pour eux, il semblait très improbable qu’une personne puisse accepter de les recevoir en entretien: « qu’est-ce qu’on va bien pouvoir donner? On a 23 ans ! ».

A 23 ans d’écart, le même jour, je recevais Pierre(*), un ancien camarade d’école, qui vient de perdre son emploi à 46 ans. Et Pierre faisait amèrement le constat, qu’il avait tout à fait négligé ce facteur clé de succès dans sa gestion de carrière.

Ce qui est surprenant ici c’est que Pierre a la chance de faire partie du réseau des Anciens de son École. Une puissante organisation aux contacts très riches dans de nombreux secteurs d’activité. Mais comment demander de l’aide aujourd’hui ?
Tout son parcours a été fait sans garder le moindre lien avec son école ou l’association des diplômés. Il n’a jamais vraiment répondu aux appels pour participer aux événements associatifs. Ni même réglé sa cotisation à l’association des Alumni depuis de très nombreuses années.

Il se rend compte de son erreur et humblement me confie qu’il mesure à quel point le réseau est encore généreux de l’accueillir… Et de se rendre à l’évidence que c’est sur la recommandation de son coach qui a travaillé son réseau pour lui, qu’il est aujourd’hui reçu par tant de personnes.

Pierre apprend vite. Il a décidé de régler sa cotisation. Pas pour moi, parce que je le reçois et lui donne des contacts utiles aujourd’hui. Ni pour l’Association elle-même. D’abord pour lui, car il comprend que donner est le premier pas en réseau. Et aussi pour tous ceux qui auront besoin de contacts comme lui aujourd’hui.

Pierre, comme ces étudiants de 23 ans pensait ne rien avoir à donner. Et pourtant des deux, j’ai beaucoup reçu !

Stéphane Loiret – octobre 2012

(*) les noms ont été changés.

C’est quoi être efficace en Réseau ?


Lorsque Mathilde (*) apprend qu’elle va perdre son poste après 18 ans de vie professionnelle sans histoire, et quitter son entreprise en Juin 2012, elle sait qu’à 42 ans il lui sera indispensable de faire fonctionner son réseau professionnel pour rebondir.

Au nom de l’efficacité, la course de relais commence ! Ses proches, les gens qui l’aiment bien et ceux qui voudraient bien l’aider, lui prodiguent conseils et contacts à prendre. Elle entend que « beaucoup d’autres sont dans le même cas, ce n’est pas si dramatique ». Parfois : « qu’as-tu fait pour te mettre dans cette situation ? ». Et souvent qu’avec « ses diplômes et sa carrière brillante [on] ne s’inquiète pas, c’est certain qu’elle parviendra à se repositionner ».

A divers degrés il nous est tous arrivé de recevoir ces types de messages, qui minimisent ce que nous vivons ou qui questionnent et conseillent « pour notre bien ».
Alors que Mathilde a besoin d’écoute, de présence et d’attention, ces messages ne créent pas vraiment le lien entre elle et ses amis.
Il nous arrive aussi de nous exprimer comme le font les proches de Mathilde, par « gentillesse », c’est une posture relativement habituelle. Il est probable que nous ressentons également de la frustration de ne pas savoir l’aider.

Et Mathilde, ressent la même frustration. Elle sait tout cela, mais ce dont elle a besoin pour le moment, c’est de soutien et de compréhension pour l’épreuve qu’elle traverse. Son licenciement, c’est d’abord une rupture, et elle sent qu’elle a besoin de traverser le deuil de cette séparation. La force de Mathilde, c’est d’en être pleinement consciente, et de s’abstenir de se lancer dans des contacts avant d’être « au clair » avec elle-même. Comment espérer partager de la disponibilité avec notre réseau si nous négligeons d’être, auparavant, disponibles avec nous-mêmes ? Comment demander au relayeur de prendre efficacement notre témoin, si nous n’avons pas préparé notre départ.

Partir en « réseau », dans le cadre de sa recherche d’emploi, c’est un travail à plein temps. Avec ses règles : vérifier si l’autre est disponible, être conscient que la relation s’établit sur des bases de respect mutuel, de confiance, de générosité. L’autre vous donne du temps, de l’écoute, de la présence, des ressources avec de nouvelles pistes pour votre recherche. Tout cela parce que vous êtes recommandé. Pas par « piston », mais simplement parce que l’on vous attribue ces mêmes qualités.

« Charité bien ordonnée, commence par soi-même » dit le proverbe. Ce n’est pas une invitation à l’égoïsme, c’est retrouver naturellement le chemin vers soi qui va nous conduire à être disponible pour aller vers l’autre.

Et plus efficace en réseau.

Stéphane Loiret – Octobre 2012

 

(*) Le nom a été changé.

Transition professionnelle, magie du réseau et soin quotidien


Image « Lorsque la cigale alla trouver la fourmi sa voisine… », disait La Fontaine, celle-ci ne fut pas mobilisable pour fournir aide et ressources. C’est vrai, il y a plusieurs choses que vous ne devez jamais demander a un membre de votre réseau. Et pourtant combien de cigales nous arrive-t-il de croiser dans ces temps tourmentés ? Combien éprouvent bien davantage la difficulté de se connecter avec celui ou celle qui pourrait leur permettre de faire progresser leurs projets, ou retrouver une situation professionnelle satisfaisante ?

L’art du réseau, c’est une question de nature, mais c’est aussi une posture par rapport a la vie. C’est aussi une question de choix. Accorder du soin au quotidien a son réseau, c’est d’abord se donner du temps pour être disponible avec une qualité de présence dans ses relations. C’est clairement choisir de privilégier la relation sur l’intendance. De continuer a écouter sans consulter ses mails sur le téléphone. Oui, c’est un choix d’y consacrer du temps, et en même temps c’est en gagner dans toute notre vie.

La magie du réseau opère naturellement tout aussi quotidiennement. Nous sommes nourris des cette qualité d’échange qui nait avec cette attention. Le réseau se nourrit de ces dons mutuels et grandit de ressources supplémentaires. Plus tard, les ressources les plus rares (disponibilité, compétences, moyens) deviennent envisageables. La magie du réseau apporte naturellement ce dont nous avons besoin des lors que notre demande est claire sans être une exigence.

Être vrai, sincèrement disponible, c’est peut-être la le secret. Et notre soin quotidien de nos relations a l’autre, ça peut commencer des maintenant !

Stéphane Loiret – Septembre 2012

Hello world!


Portraits Stephane Loiret Interview

Pour tous ceux qui vivent un changement professionnel décidé ou imposé, ce Blog partage les situations des uns et des autres en veillant à mettre à jour ce qui permet d’avancer au cours de ce chemin. Mais pourquoi faudrait-il faire le choix entre nouveau job ou épanouissement personnel sous prétexte que l’on se raconte que c’est déjà bien d’avoir un job!

Douloureuses ou enthousiastes (voir le livre de Lilou Macé, « J’ai perdu mon job, et ça me plaît » !), les transitions professionnelles nous invitent à nous redécouvrir, à nous révéler, et à prendre conscience de notre posture par rapport à la vie.

Faire des choix plutôt que subir, nous grandit, nous rend responsable de la réussite de notre vie et pas seulement professionnelle.

A partir de quelques tranches de vies, partagées avec vous et au cours de nos expériences professionnelles, cet espace sera l’occasion d’illustrer comment faire de nos changements professionnels, des opportunités de développement personnel.

Vous pourrez partager vos propres ressentis en postant vos commentaires ou en me contactant directement sur la page « contact » du menu.

Prenez du plaisir à lire ces pages comme j’en ai à les composer avec vos propres témoignages !

Stéphane Loiret – Janvier 2013

[Dirigeant au sein d’entreprises multinationales depuis plus de 20 ans, je suis également Coach indépendant en accompagnement professionnel depuis 8 ans, certifié ICF (International Coach Federation) en 2012. J’ai ainsi fait le choix de porter mon attention en priorité sur le développement des Ressources Humaines dans ma pratique du management et comme conseil-formateur. Ma spécialité? L’accompagnement du changement individuel et collectif, et la modernisation des pratiques de management: servir la fluidité des relations pour améliorer la performance collective.

De formation Ingénieur généraliste, et titulaire des MBA de Paris-Dauphine et UQAM, j’ai été formé à l’Analyse Transactionnelle (1998), la Process Communication® (2006) et à la CNV (Communication Non Violente – Marshall Rosenberg) depuis 2012.]

2012 in review


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

Ce Blog a compté 5600 visites pour ses 4 premiers mois d’existence; vous êtes 129 abonnés réguliers dont 12 ont franchi le pas d’une transition réussie en 2012. Certains avaient perdu leur job et en ont créé un, d’autres ont retrouvé une situation qui remplit leurs aspirations prioritaires.

J’ai eu le plaisir d’accompagner plusieurs d’entre vous dans la mise au clair de vos priorités de vie et dans l’accélération de votre développement professionnel.

Merci pour votre accompagnement dans le développement de ce Blog et heureuse année 2013 à tous !

Stéphane Loiret – Janvier 2013

En voici un extrait :

Ce blog a été vu 5 600 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 9 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.