Rendez votre profil incontournable sur #LinkedI


linkedin_essentielQUATRE CENT TRENTE MILLIONS ET MOI ET MOI ET MOI…

Avec plus de 430 millions de membres, LinkedIn est devenu l’outil incontournable de votre communication professionnelle. En même temps, votre profil peut sembler dilué parmi les autres. Vous étiez remarquable dans la vraie vie, au sein de votre entreprise ou auprès de vos collègues de promotion. Et « 430 million » c’est tellement énorme que vous apparaissez comme une goutte d’eau dans l’océan des talents que compte LinkedIn. Le « résumé » de LinkedIn, peut vous aider. C’est sans doute la partie la plus délicate à remplir dans le profil et pour autant certainement la plus efficace en terme d’impact. Voici 3 points qui peuvent vous y aider.

1. Mots Clés oui, mais du Contenu d’abord

Tout le monde semble obsédé par les Mots Clés. C’est vrai qu’ils sont importants dans votre optimisation d’indexation (SEO: Search Engine Optimization). Pour autant, les bons Mots Clés ne remplacent pas le bon contenu. Alors pensez d’abord à votre contenu, à la qualité de ce contenu. Et seulement ensuite pensez aux mots clés. Pensez comme un chasseur de tête. Quels mots sont susceptibles d’être utilisés dans sa recherche? Entrez les dans l’onglet « Recherche Avancée » de LinkedIn et regardez les profils qui obtiennent le meilleur rang. En quoi vous inspirent-ils?

2. Authenticité et AspirationsAuthentique Original

Votre Résumé mérite un contenu qui permette de connaitre la personne que vous êtes. Les personnes qui ont besoin de quelqu’un comme vous veulent savoir comment vous allez faire la différence pour eux. Posez-vous ces questions: Pourquoi avez-vous choisi le travail que vous faites ? Quels sont les besoins fondamentaux que vous nourrissez à travers votre travail ? Quelles valeurs sont en jeu pour vous? Quelles convictions vous animent? Poser les mots qui répondent à ces questions, va permettre de tisser des liens forts entre la personne que vous êtes et le lecteur qui reçoit votre authenticité. Ne jouez pas, soyez vrai. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse ici. Il s’agit simplement de vous.

3. Cohérence et Esprit de synthèse

Faites le plus court possible. Concentrez-vous sur ce qui sert votre objectif; votre projet, votre prochaine étape de rêve. Peu importe que vous ayiez eu plusieurs jobs différents dans des industries différentes. Qu’est-il est réellement utile de partager aujourd’hui sur vous? vos compétences? votre motivation? Ecartez les détails lorsqu’ils ne servent pas à la compréhension de votre but présent. Retenez : « Moins, c’est Mieux« .

@StephaneLoiret Stéphane Loiret – Aout 2015

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Carte de visite et Networking, savoir-faire et faire-savoir.


cartes-de-visiteComme dirait Nabilla…

Marc vient d’avoir 49 ans. Il a quitté son entreprise en 2013. Et avant 2013 il n’avait jamais entendu parlé de Nabilla, ni des « Anges de la Téléréalité », jusqu’à ce jour…

Après avoir travaillé son projet, il commence sa prospection quelques semaines plus tard.

C’est lors d’un entretien avec Muriel (*) pour laquelle il avait travaillé quelques années auparavant, que la question arrive. « Dis-moi Marc, tu ne m’as pas donné ta carte? » Et Marc de répondre: « Eh bien… j’ai quitté mon poste depuis 6 semaines, alors je n’en ai pas ».

Et (cruelle-)Muriel de rajouter sur un air connu : « Allô ?…T’as pas de carte ?  Ch’ais pas vous me recevez ? T’es un pro, t’as pas de carte ? Non mais allô quoi ?… »

A l’heure des réseaux sociaux et du personal branding (image de marque numérique), la carte de visite reste un outil de communication indispensable de la vie réelle. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on est en transition professionnelle.

Et comme suite logique de l’évolution des outils disponibles pour se faire connaitre, cet accessoire papier supporte mal l’amateurisme.

Voici quelques conseils de pros (distillés par Muriel) pour faire de votre carte un outil de communication efficace.

Cohérence avec le positionnement

Marc est désorienté. Lorsque l’on vous tend une carte de visite, que regardez vous en premier? le nom de la société, son logo, le titre de la personne qui vous la remet ?

« Ecoute Muriel, je n’ai plus de société, ni logo, ni même de fonction, est-ce que ça a du sens de poser mon nom sur un bout de carton ? La personne que je rencontre sait déjà comment je m’appelle puisque j’ai pris RDV avec elle ou je me suis présenté à elle. »

– Pfff… D’accord tu n’es plus Directeur Europe du Sud de la société Grand Groupe Industriel Européen. Mais tu as un métier! Tu as un secteur d’activité dans lequel tu orientes ta recherche, non ? Voire une spécialité géographique. Alors ça répond à la question « C’est qui ce Monsieur ? » que ne manquera pas de se poser la personne que tu rencontres!  »

Cultiver la sobriété

« Super : et je mets mon adresse perso comme cela ?

-Non Marc! A moins que tu ne veuilles inviter ton interlocuteur à la maison, çà n’a aucun intérêt. L’objet de la carte de visite c’est de te contacter facilement, pas de te rendre visite… Donc e-mail, et mobile. « Paris, France » à la rigueur, si tu recherches un poste avec localisation en région parisienne. Pas de fixe sauf si tu as un renvoi sur un secrétariat particulier ou sur ton mobile.

-Alors je ne mets pas mon profil Linkedin ou Twitter? Et mon Blog?

-Reste sobre, ton Blog sur ta carte n’a d’intérêt que si tu y exposes ton expertise pour laquelle tu souhaites te faire embaucher. Je ne suis pas fan des cartes ou s’alignent 4 ou 5 références aux réseaux sociaux. Choisis celui qui est le plus à jour et le plus régulièrement mis à jour avec du contenu de qualité. Sinon abstiens-toi!

-Mais alors il n’y a presque rien ?…

-…Et il y a l’essentiel pour marquer qui tu es et comment te contacter.

Et la forme ?

-Mais, hésites Marc, comment faire pour que ma carte reste assez efficace pour ne pas être rangée dans un tiroir immédiatement après ?

-Tu ne pourras pas éviter qu’elle finisse dans un tiroir. Tu peux néanmoins faire en sorte qu’elle resurgisse dès que possible de la mémoire de la personne qui la reçoit lorsque cela fait sens par rapport à ton projet. Là encore tu apparaitras comme un pro avec quelques précautions de forme: sobriété et à-propos valent plus que l’originalité trop décalée. Reprends les codes employés dans ta profession ou les sociétés du secteur que tu vises (encre, typographie, format de ta carte, qualité et poids du papier). Si tu utilises un Recto Verso, l’image du Recto doit apporter quelque chose à la compréhension de ton projet. J’ai vu aussi des cartes avec incrustation d’un QR Code. C’est bien vu si le lien attaché ramène vers du contenu qui fait du sens par rapport à ton projet. Veille dans ce cas à indiquer le lien en clair sur ta carte également. »

Convaincu, Marc a commandé en express ses nouvelles cartes de visite chez un prestataire internet bien connu. Il a choisi une carte Recto/Verso lui permettant de formuler son titre en Anglais et en Français  pour être cohérent avec son profil international.

Votre avis intéresse les personnes en transition. Avez vous un exemple de pratique qui rende une carte de visite efficace ? Avez-vous des exemples de cartes inappropriées ?

Stéphane Loiret – Mai 2013

(*) Les noms ont été modifiés

Vous êtes unique !


Alors soyez vrai
Je suis parfois perplexe lorsque je vois les efforts déployés par certains candidats pour se conformer à l’image qu’ils s’imaginent que l’on doit avoir pour le poste qu’ils convoitent. Sans aspérité, lisse. Avec un attachement obsessionnel pour gommer tout écart avec « l’idéal » qu’ils ont en tête.

C’est ignorer que dans bien des cas, la personne que vous êtes compte bien davantage que vos compétences démontrées, dans la décision de vous recruter.

Dites-le 
« Comment vous faites » compte autant sinon davantage que « ce que vous savez faire ». Si vous êtes responsable des achats dans des groupes industriels depuis plus de 10 ans, votre futur patron ne vous questionnera pas tant sur votre capacité à mettre des processus achat en place ou à les piloter. En revanche, il y a de fortes chances qu’il s’intéresse à votre « style ». « Quelle personne suis-je et pourquoi j’agis de cette manière ? », « en quoi c’est important pour moi ? », sont autant de questionnements qui vous aideront à vous démarquer.

Être vrai, lucide sur vos qualités, vos limites, votre façon de fonctionner, permet une bien meilleure qualité d’échange lors de vos entretiens. Et révéler cela c’est dire la personne particulière que vous êtes pour résoudre tel ou tel type de problématique.

Et vous, quel « comptable » êtes vous ?
« Oui, mais moi je suis simplement directeur comptable j’ai travaillé dans le contrôle interne » me dit récemment Véronique (*), 54 ans qui vient de perdre son poste dans une entreprise de service. « Je me demande bien en quoi je suis unique ? » ajoute-t-elle dubitative. C’est juste, si l’on s’arrête à l’étiquette de la fonction. Il y a sans doute des centaines de comptables a la recherche d’un poste de directeur dans la seule région parisienne. « Et quelques-uns qui ont plus de 50 ans » convient-elle.
Et en même temps, quelques minutes plus tard, lorsque Véronique explique avec plaisir son parcours et pourquoi elle a aimé mettre en place les processus de contrôle interne dans plusieurs groupe internationaux, qu’elle a intégré des équipes américaines et européennes autour de projets communs, qu’elle s’est passionnée pour les langues et que cela lui a servi pour travailler avec les filiales allemandes, italiennes et anglaises… alors oui on a la confirmation qu’elle est unique.

« Ce qui m’a plu c’est de faire du contrôle interne un moyen d’encourager de nouvelles façons de travailler, et générer des économies récurrentes ». Curieuse, pédagogue, ouverte aux autres et aux nouvelles technologies, Véronique dispense ainsi en quelques minutes l’image d’une personne positive et qui donne une vision de son métier de directeur comptable nettement plus large que l’intitulé qu’elle a choisi.

Votre valeur ajoutée    
Parler simplement de ce que vous avez « réussi avec plaisir ». L’entretien avec Véronique, m’a fait réaliser que c’est une des façons les plus simples de montrer votre unicité et de vous démarquer. Car au bout de ce plaisir, il y a une valeur ajoutée qui vient de la personne que vous êtes, de pourquoi vous avez fait des choix, de comment vous avez accompagné les décisions.

Stéphane Loiret – octobre 2012

(*) Le nom a été changé.

C’est quoi être efficace en Réseau ?


Lorsque Mathilde (*) apprend qu’elle va perdre son poste après 18 ans de vie professionnelle sans histoire, et quitter son entreprise en Juin 2012, elle sait qu’à 42 ans il lui sera indispensable de faire fonctionner son réseau professionnel pour rebondir.

Au nom de l’efficacité, la course de relais commence ! Ses proches, les gens qui l’aiment bien et ceux qui voudraient bien l’aider, lui prodiguent conseils et contacts à prendre. Elle entend que « beaucoup d’autres sont dans le même cas, ce n’est pas si dramatique ». Parfois : « qu’as-tu fait pour te mettre dans cette situation ? ». Et souvent qu’avec « ses diplômes et sa carrière brillante [on] ne s’inquiète pas, c’est certain qu’elle parviendra à se repositionner ».

A divers degrés il nous est tous arrivé de recevoir ces types de messages, qui minimisent ce que nous vivons ou qui questionnent et conseillent « pour notre bien ».
Alors que Mathilde a besoin d’écoute, de présence et d’attention, ces messages ne créent pas vraiment le lien entre elle et ses amis.
Il nous arrive aussi de nous exprimer comme le font les proches de Mathilde, par « gentillesse », c’est une posture relativement habituelle. Il est probable que nous ressentons également de la frustration de ne pas savoir l’aider.

Et Mathilde, ressent la même frustration. Elle sait tout cela, mais ce dont elle a besoin pour le moment, c’est de soutien et de compréhension pour l’épreuve qu’elle traverse. Son licenciement, c’est d’abord une rupture, et elle sent qu’elle a besoin de traverser le deuil de cette séparation. La force de Mathilde, c’est d’en être pleinement consciente, et de s’abstenir de se lancer dans des contacts avant d’être « au clair » avec elle-même. Comment espérer partager de la disponibilité avec notre réseau si nous négligeons d’être, auparavant, disponibles avec nous-mêmes ? Comment demander au relayeur de prendre efficacement notre témoin, si nous n’avons pas préparé notre départ.

Partir en « réseau », dans le cadre de sa recherche d’emploi, c’est un travail à plein temps. Avec ses règles : vérifier si l’autre est disponible, être conscient que la relation s’établit sur des bases de respect mutuel, de confiance, de générosité. L’autre vous donne du temps, de l’écoute, de la présence, des ressources avec de nouvelles pistes pour votre recherche. Tout cela parce que vous êtes recommandé. Pas par « piston », mais simplement parce que l’on vous attribue ces mêmes qualités.

« Charité bien ordonnée, commence par soi-même » dit le proverbe. Ce n’est pas une invitation à l’égoïsme, c’est retrouver naturellement le chemin vers soi qui va nous conduire à être disponible pour aller vers l’autre.

Et plus efficace en réseau.

Stéphane Loiret – Octobre 2012

 

(*) Le nom a été changé.